Site d’information et d’analyse sur l’actualité bioéthique - fondation jerome lejeune
GenEthique.org, le site d’information et d’analyse sur l’actualité bioéthique
Revue de presse Gènéthique - Actualité en bioéthique et génétique (embryons, avortement, euthanasie)
Lettre mensuelle GèneEthique
La revue de presse quotidienne de GenEthique
Les dossiers bioéthiques
Moteur de recherche génétique et bioéthique
Textes officiels de bioéthique
Si vous souhaitez écrire à Gènethique

Revue de presse bioéthique du mercredi 03/05/06

Revue précédente  

Article suivant

A propos des "naissances préjudiciables"...

Danielle Moyse, chercheur associée au Centre d'études des mouvements sociaux, revient dans le quotidien La Croix sur ce qu'on a qualifié au cours de l'affaire Perruche de "vies préjudiciables".

Le 4 mars 2002, l'article 1 de la loi sur "le droit des malades" mettait un terme aux actions dites de "vies préjudiciables" légitimées par "l'arrêt Perruche". Il devenait impossible d'indemniser un enfant handicapé parce qu'une erreur de dépistage n'aurait pas permis à sa mère de recourir à une interruption médicale de grossesse. 

On peut se demander si le regard porté sur les personnes handicapées a vraiment changé depuis la controverse soulevée par  l'"arrêt Perruche". Rappelons qu'en juillet 2005, 2 frères d'une petite fille trisomique ont été indemnisés au motif qu'ils avaient subi un préjudice par "ricochet" du fait de la naissance de leur soeur. Et pourtant cette affaire n'a pas soulevé le tollé général qu'avait soulevé l'affaire Perruche.

Pour D. Moyse, cela s'explique par les sommes en jeu, qui, cette fois-ci, étaient très inférieures à celles de l'affaire Perruche. Elle s'interroge également : "comment  justifier par ailleurs que, depuis qu'on a mis un terme à la jurisprudence Perruche, toute la famille pourra bientôt être dédommagée sauf... la personne directement concernée ?" et ce, alors que la loi de février 2005 réaffirme le "droit des malades".

Depuis, la Cour européenne des droits de l'homme a affirmé que la loi "anti Perruche" ne pouvait être rétroactive et de ce fait que les procès engagés avant le 4 mars 2002 pouvaient donner lieu à des indemnisations. Cette nouvelle a provoqué un tollé chez les assureurs des médecins.

D. Moyse s'interroge : "imagine-t-on ce que peut représenter pour un être humain le fait d'être qualifié, par voie judiciaire, de "préjudice" pour ses parents, sa fratrie et en un sens, pour la société entière ?".

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

La Croix 02/05/06 

 

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !
 

© genethique.org

 Les images sont supposées être libres de droits, ou récupérées sur des sites n'affichant pas de copyright.
 En cas de contestation, un
courriel suffira pour les supprimer de nos pages.