Le
Pr Peter Braude du Guy's and St Thomas' Hospital (Londres) a présenté,
lors de
la
22ème
conférence annuelle de la Société européenne de reproduction et
d'embryologie humaine, une nouvelle méthode de diagnostic dans le cadre
du dépistage préimplantatoire (DPI) .
Rappelons
que la technique du DPI consiste à diagnostiquer chez des embryons
conçus in vitro, et avant l'implantation in utero, la
présence d'éventuelles anomalies génétiques dans le cas de couples
porteurs de maladies héréditaires graves. Le but est de supprimer les
embryons malades pour ne réimplanter que les embryons sains.
Les
chercheurs britanniques ont mis au point une technique de diagnostic
encore plus affiné, l'haplotypage génétique préimplantatoire (HGI), qui
permet d'étendre la recherche à un plus grand nombre de mutations.
Ainsi, dans le cas de la myopathie de Duchenne, avec le DPI classique
l'ensemble des embryons mâles sont rejetés. La nouvelle technique HGI
permet de distinguer les embryons mâles affectés de ceux qui sont
indemnes.
Le
Pr Braude a déclaré que l'HGI "représente un changement d'approche
radical
[dans
le diagnostic préimplantatoire].
Parce que, dorénavant, il n'est plus nécessaire d'avoir une
caractérisation précise des mutations que l'on souhaite dépister, la
porte est ouverte au diagnostic d'un plus grand nombre d'affections". |