Lors
de la 22ème conférence annuelle de la Société européenne de reproduction
et d'embryologie humaine (Prague), Jacques de Mouzon, épidémiologiste et
spécialiste des questions de reproduction à l'Inserm, a annoncé que
depuis 1978 ont été conçus dans le monde 3 millions d'enfants par
assistance
médicale à la procréation
(AMP).
A
cette occasion, le Comité international pour la surveillance des
techniques d'assistance à la procréation a présenté son étude sur la
pratique de l'AMP en 2002 dans 52 pays. Cette année là sont nés environ
200 000 enfants conçus in vitro, soit sept fois plus qu'en 1989. Cela
signifie qu'au total, un million de tentatives d'implantation dans
l'utérus maternel d'un ou de plusieurs embryons conçus in vitro ont été
pratiqués.
En
valeur absolue, c'est en Allemagne, en France et au Royaume-Uni que
l'activité d'AMP est la plus forte. Si l'on s'attache au nombre de
couples pris en charge par million d'habitants, Israël arrive devant le
Danemark, l'Europe du Nord, la France et l'Allemagne.
L'étude
révèle que les taux de succès sont meilleurs quand il s'agit de
réimplanter des embryons congelés plutôt que "frais" (c'est à dire âgés
de cinq jours maximum). Dans le premier cas, pour 100 ponctions
d'ovocytes, on obtient 28,9 grossesses, 21,3 accouchements et 26,1
naissances. Dans le second cas, pour 100 ponctions d'ovocytes, on
obtient 25 grossesses, 18 accouchements et 23 naissances.
L'étude
révèle également que la tendance est de réimplanter moins d'embryons
afin de limiter les grossesses multiples même si cela réduit les chances
de succès.
La
stérilité concernerait 1 couple sur 6 qui serait due aussi bien à des
causes physiologiques qu'à des facteurs comportementaux.
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