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L'Agence
de biomédecine a délivré les premières autorisations de recherche sur
les cellules souches embryonnaires. Depuis la publication des décrets de
la loi de bioéthique du 6 août 2004 en février dernier, les
scientifiques sont autorisés à créer de nouvelles lignées cellulaires à
partir d'embryons humains.
L'article rappelle comment il est
possible d'obtenir des cellules souches embryonnaires, soit par
"clonage thérapeutique, soit à partir d'embryons déjà existants, issus
de la fécondation in vitro, avec l'accord des parents : les
embryons ne faisant plus l'objet d'un projet parental, les embryons dont
l'état ne permet pas la réimplantation", les embryons malades.
Depuis le vote de la loi de
bioéthique et avant le décret d'application, 40 autorisations
particulières ont été accordées par un comité ad hoc. Depuis le mois de
février, c'est l'Agence de biomédecine qui délivre ces autorisations
(cf. revue de presse du 08/02/06). Stéphane Viville, chef de
service de biologie de la reproduction (CHU de Strasbourg) et directeur
d'une équipe de recherche (à l'Institut de génétique et de biologie
moléculaire et cellulaire) fait équipe avec le Pr. Peschanski pour
travailler sur des cellules extraites d'embryons humains issus du
dépistage pré-implantatoire (DPI).
Il avoue que cela prendra du temps
et qu'il y a de nombreuses difficultés : "Il n'est pas sûr qu'on
arrive à obtenir une lignée dans les 6 mois. Dans les bonnes équipes,
seuls 20 % des blastocystes donnent des lignées. Ensuite, il y a encore
tout un travail qui prendra des années". Il dit s'inquiéter du délai
de 5 ans accordé par la loi sur la recherche sur les embryons.
Pour seule réflexion éthique sur
le sujet, Marianne Gomez conclut par une citation de Stéphane Viville
"Je ne suis pas croyant, mais dans mon équipe, certains le sont, et ces
recherches ne les choquent pas, car ils savent qu'elles peuvent apporter
beaucoup". |