Jeudi
15 juin, le Sénat belge a adopté la proposition de loi relative à la
procréation médicalement assistée à 39 pour, 9 contre et 14 abstentions.
Le
texte doit maintenant être de nouveau discuté à la chambre des députées.
Il prévoit de répondre au "désir de progéniture" de tous ceux qui
sont "auteurs d'un projet parental" : les couples mariés ou non,
les couples homosexuels, les femmes célibataires. A cette fin, les dons
d'embryons et de gamètes seraient autorisés. La proposition de loi
autoriserait le diagnostic préimplantatoire et son extension au "bébé-médicament".
Les
évêques belges se sont opposés à cette proposition de loi qui traite
l'embryon comme "un moyen destiné à combler le désir d'enfant".
C'est la dignité de l'enfant à naître qui doit primer, le droit de
l'enfant étant infiniment supérieur au droit à l'enfant. Les
évêques rappellent que
"tout ce qui est techniquement possible
et qui constitue un progrès médical, n’en devient pas pour autant
moralement souhaitable".
Il faut
se réjouir des nouvelles possibilités thérapeutiques qu'offre la science
mais "une frontière morale
invisible existe devant laquelle le progrès technologique doit
s’incliner : la dignité de l’homme". |