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Marie
de Hennezel, psychologue, pionnière sur les questions de fin de vie,
revient sur sa mission auprès du ministère de la santé : enseigner les
bonnes pratiques de la fin de vie au monde hospitalier telles qu’elles
ont été fixées par la loi du 22 avril 2005.
Sur
le cas du Dr Tramois et de l’infirmière Chantal Chanel, jugées pour
euthanasie (cf.
revue de presse du 19/05/06), Marie de Hennezel explique qu’elles
doivent être jugées car "leur geste relève de mauvaises pratiques,
condamnées par la loi et qui ne correspondent pas aux recommandations
médicales". Elle rappelle que les soins palliatifs peuvent "traiter
des douleurs mêmes réfractaires aux traitements habituels, y compris par
l'endormissement". En plus d'être une pratique interdite,
l'injection de potassium pour mettre fin à la vie d'une personne
n'entraîne pas une mort douce car elle provoque des contractions du
coeur très douloureuses.
Marie
de Hennezel constate que les médecins généralistes en exercice n'ont pas
reçu de formation à la douleur. La douleur doit être anticipée, le
médecin doit prendre l'avis d'un confrère et se mettre en contact avec
une équipe de soins palliatifs.
Marie
de Hennezel déplore qu'au sein des professionnels de la santé, des
"idées fausses" circulent. Ainsi beaucoup confondent arrêt des
traitements et injection d'un produit mortel estimant que les deux
gestes aboutissent au même résultat : la mort. |