Le
30 mai dernier, la Commission de l’industrie, de la recherche et de
l’énergie (ITRE) du Parlement Européen a adopté, dans le cadre des
négociations du 7ème programme cadre de recherche, un amendement
proposant d’allouer des fonds communautaires à la recherche impliquant
l’utilisation et la destruction d’embryons humains.
Le 4 mai dernier,
la Commission des affaires juridiques (JURI) du Parlement Européen avait
voté contre le financement par le Programme-cadre de recherches
impliquant la création, l'utilisation puis la destruction d’embryons
humains.
La commission ITRE
est responsable pour les programmes de recherche dans leur ensemble,
alors que la commission JURI est responsable pour les questions éthiques
liées aux nouvelles technologies.
Dans son
communiqué, le Comité Exécutif de la Commission des Épiscopats de la
Communauté Européenne (COMECE) réitère son "objection" au "financement
par l’Union européenne de la recherche impliquant la destruction
d’embryons humains". "Traiter un embryon humain comme un sujet de
recherche n’est pas compatible avec le respect de la dignité humaine".
Les évêques appellent l'Union européenne à concentrer ses efforts de
recherche sur d'autres domaines prometteurs notamment sur d’autres types
de cellules souches. Pour les évêques, l'Union européenne doit prouver "qu’elle
respecte les valeurs et les raisons fondamentales en vertu desquelles
certains États membres interdisent ou limitent ce type de recherche dans
le respect de l’inviolabilité de la vie et de la dignité humaine".
|