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L'archevêque
de Burgos, Mgr Francisco Gil Hellin, revient sur le 21ème anniversaire
de la légalisation de l'avortement chirurgical en Espagne, le 5 juillet
dernier.
En 2005, il y a
eu 90 200 avortements chirurgicaux. Selon l'Insituto de Politica
Familiar, le nombre d'avortements en 10 ans a augmenté de 77,5%.
Avec presque 250 morts d'enfants non nés par jour, l'avortement est la
principale cause de mortalité en Espagne. En Europe, 1 avortement
chirurgical a lieu toutes les 30 secondes (vid. Alfa y Omega, n.506,
06-07-06).
70% des femmes qui ont
avorté nient l'avoir fait car il est douloureux pour la conscience d'une
femme d'admettre d'avoir tué son enfant (cfr. Granada Digital,
07-07-06).
Les nombreux
programmes menés pour "éviter l'avortement" : éducation sexuelle,
distribution de contraceptifs et abortifs chimiques aux mineurs... n'ont
fait que banaliser la pratique d'un "crime légalisé" et en
augmenter le nombre.
27,69% des femmes ont
avorté plus d'une fois, 23% des enfants avortés étaient âgés de plus de
12 semaines et l'âge du premier avortement chez les adolescentes ne
cesse de baisser.
Depuis la
légalisation de l'avortement en Espagne, il y a eu 1 million
d'avortements.
L'archevêque de
Burgos déclare : "Les horreurs du nazisme et du stalinisme ne sont
pas loin de notre civilisation qui se proclame civilisation démocratique
et de progrès. Sans exagérer, nous pouvons affirmer que nous sommes face
à une situation totalitaire, où le plus fort impose sa loi au plus
faible.
Tout cela se
fait avec le consentement, au moins tacite, des politiques et des
médias. (...)
Qu'arriverait-il
si l'Espagne faisait appliquer la peine de mort à 85 000 personnes par
an ? (...) Julian Marias, philosophe et écrivain, qualifiait
l'avortement de pire dépréciation de la vie humaine dans toute
l'histoire de l'humanité, s'offusquant que toute la société reste
endormie et permette ce génocide sans précédent.
On commence
à dire que l'avortement est mal, mais ce n'est pas suffisant. Une
clameur s'élève de toutes nos régions et du monde entier jusqu'au ciel,
demandant justice et pitié. Comment ne pouvons-nous pas entendre ce cri
? (...) Comment peut-on reprocher à l'Église de dénoncer cette
barbarie et de sensibiliser tant de consciences endormies ? (...)
On ne peut pas ne pas entendre ce cri. On ne peut pas laisser tant
d'adolescentes vivre avec ce poids sur leur conscience. (...) Tôt
ou tard, la vérité éclatera. N'est-ce pas ce qu'il s'est passé avec les
fours crématoires d'Hitler et les purges de Staline ?". |