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Revue de presse bioéthique du
mardi 04/07/06 |
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Quel avenir pour la procréation médicalement assistée ? |
Le
Pr René Frydman est interrogé dans le quotidien Le Monde sur
l'avenir de la procréation assistée.
Les perspectives "les plus
fascinantes" pour lui concernent la recherche sur les cellules
souches, notamment celles embryonnaires. Il considère qu'"aujourd'hui,
avec une dizaine d'embryons humains conçus in vitro, nous obtenons une
lignée stable et immortelle de cellules souches". Le défi serait de
faire transformer in vitro ces cellules souches en gamètes
(ovocytes ou spermatozoïdes) ainsi "le nombre potentiel de
descendants conçus in vitro n'aurait plus de limite". Mais cette "forme
d'immortalisation de la fertilité" soulèverait une série de
problèmes éthiques... Pour
le Pr Frydman, les recherches sur les cellules souches embryonnaires
sont "déjà à la charnière entre assistance à la procréation et
thérapie" bien qu'il soit difficile pour le moment d'envisager
concrètement ces perspectives thérapeutiques, reconnaît-il.
Si le taux de réussite de la
fécondation in vitro s'est bien amélioré depuis le premier bébé
éprouvette (Amandine en 1978), il est au mieux de 50 % pour les couples
jeunes sans handicap majeur. Pour mieux faire, il faut renforcer la
connaissance du développement des ovocytes et des spermatozoïdes.
Le Pr Frydman évoque de
possibles méthodes pour rendre le traitement de fécondation in vitro
moins contraignant pour la femme mais jusqu'à maintenant elles ne sont
pas satisfaisantes. Après les trois grossesses menées en Belgique et en
Israël avec prélèvement, cryoconservation et réimplantation de tissus
ovariens, le Pr Frydman attend cinq ans pour dire "s'il s'agit d'une
solution efficace ou anecdotique".
Quant au projet d'un utérus
artificiel, le Pr Frydamn est assez sceptique sur la réalisation d'un
tel système étant donné la complexité de développement de l'embryon dans
le ventre maternel. "Il me semble que le fait de porter un enfant au
sein d'un utérus maternel restera (...) la seule et unique manière
d'assurer notre descendance". |
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© genethique.org |
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Chaque article présenté
dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans
la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les
opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. |
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Le Monde
(Jean-Yves Nau et Albert Alberganti) 02/07/06 |
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Revue de presse bioéthique du
mardi 04/07/06 |
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Dr Tramois : pourquoi j'ai donné la mort |
Le
Dr Laurence Tramois, renvoyée en Cour d'Assise pour l'euthanasie d'une
de ses patientes en fin de vie, s'exprime dans les colonnes du Monde.
Elle explique qu'aux premières
suppliques de sa patiente demandant la mort, elle n'a pas répondu, les
considérant comme un moment d'angoisse, de crainte. "Comment
souhaiter la mort, une mort dont on ne connaît rien !". Malgré
l'entourage familial, les soins palliatifs, la patiente a réitéré sa
demande d'une "piqûre pour s'en aller". En médecin, elle se
disait encore "je ne suis pas là pour faire une piqûre, celle qui ôte
la vie". Quand la patiente est entrée en phase terminale agonique,
la médecin n'a "pas pu ni voulu fermer les yeux, confortée par les
suppliques préalables de ma patiente" et s'est sentie contrainte de
donner la mort. Elle a prescrit la piqûre au nom de la promesse faite à
sa patiente de respecter son intégrité physique.
Il ne s'agit pas de courage car
"j'ai agi au pire des moments, celui que je ne souhaite à personne".
Pour elle, son acte ne relève pas du "bien ou du mal" mais du "bon
sens". Pour elle, le corps médical, se retranchant derrière la "toute
puissance médicale" et le "tu ne dois pas tuer ton patient",
nie certains états de fin de vie, nie l'impuissance ou la limite d'une
médecine palliative. |
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Chaque article présenté
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Le Monde (Dr Laurence
Tramois) 04/07/06 |
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Revue de presse
bioéthique du mardi 04/07/06 |
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Excommunication pour les chercheurs détruisant l'embryon ? |
Le
cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil Pontifical pour la
famille, a déclaré, dans une interview à l'hebdomadaire Famiglia
Cristiana, que les scientifiques menant des recherches sur les cellules
souches embryonnaires encouraient l'excommunication au même titre que
les femmes qui avortent et les médecins qui pratiquent l'avortement.
En 1995, l'encyclique Evangelium
Vitae rappelait que l'avortement entraînait de fait l'excommunication
(NDLR : selon le Code de Droit canonique de 1917). "Détruire
un embryon est équivalent à l'avortement" a déclaré le cardinal
Trujillo, "l'excommunication est valide pour les femmes, les médecins
et les chercheurs qui détruisent des embryons".
Le Pape ne s'est pas exprimé
sur ce sujet et le Vatican n'a pas fait de commentaires. Néanmoins, ces
déclarations d'un cardinal si puissant une semaine avant le 5ème Congrès
de la Famille qui se tient à Valence (Espagne) annoncent de nouvelles
dispositions de l'Eglise sur ce sujet. |
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New York Times (Elisabeth
Rosenthal) 30/06/06 |
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