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La
"Marche nationale pour la vie" a rassemblé le 22 janvier à Paris
plus de 5000 personnes selon les organisateurs et 2000 selon la police.
Beaucoup d'étrangers, suisses, allemands, belges et espagnols avaient
pris place dans le cortège qui est parti de la place de la République
vers l'Opéra.
Pour Paul Ginoux-Defermon,
animateur du collectif "30 ans, ça suffit" et organisateur de la
marche, la présence des délégations étrangères est décisive :
"Certes, cette manifestation a d'abord pour but de faire évoluer la
législation française, mais nous sommes bien conscients que rien ne se
fera plus désormais en dehors de l'Union européenne et de ses
directives" a-t-il expliqué. Son souhait est de monter un réseau
pro-vie efficace à l'échelle européenne. Quelques initiatives de ce type
ont déjà vu le jour. Ainsi, un médecin allemand a-t-il créé il y a six
ans un réseau de médecins en Europe.
Pour Christophe Keel,
membre de la Fondation suisse Asme (Aide suisse pour la mère et
l'enfant), l'objectif premier est de "faire changer les mentalités"
avant "même de modifier la législation".
Suzanne Lux, militante
allemande explique quant à elle : "en Allemagne aussi l'avortement
est très facile. Dans la loi, il n'est pas autorisé, mais puisque l'on
n'encourt aucune sanction, c'est pareil". Elle espère créer une
organisation européenne pour financer par exemple des projets de
recherche sur le syndrome post-avortement.
Aujourd'hui,
la "Marche pour la Vie"
a lieu à Washington.
Cette manifestation est organisée chaque année pour dénoncer
l'anniversaire de l'autorisation de l'IVG par la Cour suprême en 1973. |