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La
disgrâce du Pr Hwang Woo-suk est ressentie en Corée du Sud non seulement
comme une véritable trahison de la part de quelqu'un qui avait mobilisé
tant d'espoirs mais aussi comme un déshonneur pour tout le pays. Les
autorités s'inquiètent aujourd'hui des retombées de cette affaire sur la
coopération internationale. Elles tentent de démontrer que cette affaire
ne concernait que quelques chercheurs et qu'il ne faut pas en faire une
généralité et diaboliser l'ensemble de la communauté scientifique.
Il n'en reste pas moins
que c'est le système social lui-même, inspiré par l'obsession du succès,
qui est aujourd'hui remis en cause. L'ambition des dirigeants
politiques, relayée par une opinion publique qui s'est laissée abuser
par cette fierté nationale, a favorisé l'emballement de ces recherches.
Le Pr Hwang affirmait lui-même le 12 janvier dernier : "on ne peut
pas réussir quelque chose à moins d'être obsédé par le succès. Nous
l'avons été au point de nous aveugler".
La secte Raël qui s'était
fait remarquer en annonçant en décembre 2002
(cf revue de presse du 23/12/2002) la fausse naissance du premier
bébé cloné vient de proposer à Hwang Woo-suk de la rejoindre. Brigitte
Boisselier, l'une des responsables de la secte Raël a rappelé que la
société Clonaid qui lui appartient, travaillait sur le clonage humain à
la fois reproductif et thérapeutique.
Elle annonce aussi qu'elle
aurait cloné plusieurs dizaines d'êtres humains dont le plus âgé aurait
4 ans mais aucune preuve de ces naissances n'a été apportée.
Brigitte Boisselier estime
que le Pr Hwang Woo-suk a bien obtenu les résultats annoncés mais qu'il
aurait été victime des opposants aux recherches sur les cellules souches
embryonnaires, notamment des catholiques. |