Site d’information et d’analyse sur l’actualité bioéthique - fondation jerome lejeune
GenEthique.org, le site d’information et d’analyse sur l’actualité bioéthique
Revue de presse Gènéthique - Actualité en bioéthique et génétique (embryons, avortement, euthanasie)
Lettre mensuelle GèneEthique
La revue de presse quotidienne de GenEthique
Les dossiers bioéthiques
Moteur de recherche génétique et bioéthique
Textes officiels de bioéthique
Si vous souhaitez écrire à Gènethique

Revue de presse bioéthique du mardi 17/01/06

Revue précédente

 

Article suivant

Quand parle-t-on d'acte d'euthanasie ?

Quand parle-t-on d'acte d'euthanasie ?Le Dr Xavier Mirabel, cancérologue et président de l'Alliance pour les Droits de la Vie, analyse les questions assez complexes qui se posent dans les cas de mort du "type Vincent Humbert". 

Après avoir reçu de sa mère l'injection de barbiturique qui se voulait fatale, Vincent Humbert allait-il inéluctablement mourir ?
Si oui, explique le Dr Mirabel, l'arrêt de ventilation peut être légitime car elle peut alors être considérée comme un traitement disproportionné. Cet arrêt doit être accompagné de traitements de confort (soulagement de la douleur, de la sensation d'étouffement...). Dans cette hypothèse, estime le Dr Mirabel, "le docteur Chaussoy n'a fait qu'un seul geste illégitime : l'injection létale", qui est récusée par la déontologie médicale et la communauté des réanimateurs.
S'il était encore possible de sauver Vincent, "l'arrêt de ventilation ne peut être si facilement accepté". Soit la ventilation a été arrêtée sur la volonté supposée de Vincent, soit cet arrêt a résulté d'une volonté euthanasique sous la pression de l'opinion publique, des médias et de la famille. Dans ce cas, "le docteur Chaussoy aurait déposé consécutivement deux gestes fatals sur Vincent".

Le Dr Mirabel montre comment Marie Humbert et son fils se sont coupés de l'aide des soignants et de leur proposition de vie en s'entourant de militants pro-euthanasie et de journalistes. Dans ces situations, le Dr Mirabel juge qu'il y a un devoir d'assistance à personne en danger qui nécessite des mesures de sauvegarde qui peuvent aller jusqu'à alerter la justice.

Le Dr Mirabel souligne que si individuellement, "chaque professionnel a témoigné d'un grand dévouement", "collectivement, on peut s'interroger sur la faille d'un système qui n'a pu empêcher le passage à l'acte annoncé". L'équipe soignante de Berck a été accusée d'acharnement thérapeutique ce qui l'a paralysée. Pour autant la justice a sa part de responsabilité, car le procureur de la République a plusieurs fois été alerté des menaces qui pesaient sur la vie de Vincent.

Le Dr Mirabel revient sur les traitements posés, dans l'urgence, après un grave accident. Comment éviter qu'ils soient disproportionnés ? Comment faire valoir la liberté du patient de refuser un lourd traitement (si tant est qu'il est conscient) ? Pouvons-nous encore progresser dans le pronostic de vie d'une personne après une lourde réanimation ? Pour le Dr Mirabel, "il faut s'interroger sur les dérives d'une médecine technicisée à outrance, au point, en certains cas, de paraître inhumaine en imposant sa technique sans être capable d'en assurer les conséquences".

La loi sur la fin de vie recèle une faille, note le Dr Mirabel, celle de considérer l'alimentation et l'hydratation comme des traitements alors que ce sont des soins de base. Un traitement peut se refuser ou être interrompu, un soin est toujours dû. L'arrêt conjoint de l'alimentation et de l'hydratation constitue un protocole euthanasique, qu'autorise la loi française sur la fin de vie.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

France Catholique (Dr Xavier Mirabel) 13/01/06

Pour nous aider à lutter contre le spam, ajoutez contact@genethique.org  dans votre carnet d'adresses, merci.
Pour vous désabonner, écrivez à
contact@genethique.org en précisant l'adresse email que vous voulez supprimer.

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !

 Les images sont supposées être libres de droits, ou récupérées sur des sites n'affichant pas de copyright.
 En cas de contestation, un
courriel suffira pour les supprimer de nos pages.

  © genethique.org