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Interrogée
par La Vie sur la différence entre les décisions rendues dans
deux cas d'euthanasie, Marie de Hennezel explique que "la justice est
humaine, elle juge au cas par cas, et peut se positionner différemment
en fonction du contexte".
Elle rappelle que "le chlorure de potassium
n'aide pas à mourir. Il tue d'une façon très violente, dans une
contraction du coeur très douloureuse. Arrêtons de parler de "mort
douce"".
Quant au sondage d'opinion qui serait favorable
à l'euthanasie, Marie de Hennezel objecte "n'importe qui - moi la
première - répondrait oui à la question "voulez-vous être aidé à mourir
si vous êtes atteints d'une maladie mortelle et vivez des souffrances
terribles ?" Elle rajoute "on peut s'interroger sur la valeur de
tel sondage". Elle regrette que l'on fasse croire que "la
solution pour aider consiste à "pousser la seringue"". Elle explique
"qu'il est possible d'accompagner la personne en soulageant sa
souffrance, sans lui donner la mort".
Actuellement, Marie de Hennezel effectue, à la
demande du ministère de la Santé, le tour des hôpitaux de France pour
former les équipes "aux bonnes pratiques" de l'accompagnement des
mourants. |