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Le
journal La Vie annonce que le Conseil d'Etat examine les décrets
relatifs à la fin de vie. Deux décrets devraient paraître début février.
Le premier décret porte sur les "directives
anticipées" par lesquelles "toute personne majeure" pourra
rédiger ses "souhaits relatifs à la fin de vie" pour le jour où
elle "serait hors d'état d'exprimer sa volonté". Ce document est
valable trois ans, renouvelable, et doit être "daté, signé" ou
attesté par "deux témoins". En cas de nécessité, les équipes
médicales consulteront avec la personne de confiance ces directives mais
garderont la responsabilité de la décision.
Le second décret précise les conditions du refus
de l'acharnement thérapeutique. Chez un patient inconscient, le médecin
pourra "limiter ou arrêter un traitement inutile" après avoir
pris l'avis de l'équipe de soins et "d'au moins un médecin appelé en
qualité de consultant".
Pour le Dr Bernard Devalois, président de la
Société française d'accompagnement et de soins palliatifs, "contrairement
à ce que répète Marie Humbert, ces textes et la loi sur la fin de vie
vont pouvoir répondre à des situations comme celles de Vincent, et
permettre de trouver des solutions beaucoup plus dignes que la
douloureuse injection de chlorure de potassium".
Le Conseil de l'Ordre des médecins souhaite que
la publication des décrets s'accompagne d'une action pédagogique
vis-à-vis des médecins et du grand public. En France, 20 % des patients
qui meurent à l'hôpital sont seuls, 40 % reçoivent une sédation de
confort et 17 % bénéficient d'une consultation de soins palliatifs. |