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la suite du non-lieu général requis par le procureur de la République
pour Marie Humbert et le Docteur Chaussoy, Martine Perez, du Figaro
se demande si l'euthanasie n'est pas de facto acquise dans des
situations exceptionnellement dramatiques.
Elle estime que cet avis ouvre une brèche dans
l'article 221 du Code pénal qui précise que "le fait de donner
volontairement la mort à autrui constitue un meurtre puni de 30 ans de
réclusion criminelle".
Elle s'interroge sur la façon dont l'homme peut
transmettre la notion de puissance de la vie à ses enfants si elle
accepte de "banaliser la mort en légalisant le droit à se la donner
?" "Dans quel engrenage mettons-nous le doigt, pour l'avenir de
l'humanité si on légifère sur l'euthanasie" se demande-t-elle.
En avril 2005, à la suite de l'affaire Humbert,
a été votée une loi sur la fin de vie. Martine Pérez considère que cette
loi est insuffisante car "au delà de la question de l'euthanasie,
c'est l'humanité de la fin de vie qui est en cause dans une
société où les solidarités familiales sont de plus en plus fragilisées".
Elle revient sur le rapport de Marie de Hennezel qui affirmait "la
demande d'en finir est interprétée au premier degré, alors que
l'expérience des équipes de soins palliatifs permet d'affirmer que dans
la majorité des cas, cette demande exprime tout autre chose, un besoin
d'être rassuré, d'entendre des mots justes, de recevoir les gestes qui
apaisent...."
Enfin, elle estime que la question de
l'euthanasie renvoie à la question de la formation très technique des
médecins qui ne sont pas préparés à l'écoute et à l'accompagnement des
malades. |