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Jacques
Testart, chercheur et biologiste de la procréation à l'Inserm et "père"
de la première fécondation in vitro française revient dans le
quotidien Le Monde sur l'Affaire Hwang Woo-suk.
Il explique que les premières publications du
savant Sud-coréen en février 2004 sur la création d'embryons humains
clonés n'avaient convaincu que "ceux qui voulaient y croire". Les
spécialistes de la question se sont abstenus de réagir laissant "à
des savants moins éclairés en embryologie le soin de s'ébaudir de ce
prétendu miracle".
Il affirme que les médecins et les chercheurs
ont glorifié les résultats de Hwang Woo-suk pour "forcer les
réticences éthiques en Europe".
Selon les résultats d'une enquête, un chercheur
sur trois truquent ses résultats, reconnaît-il. cette dérive s'explique
par un mercantilisme ambiant. Les chercheurs ambitieux sont poussés à la
compétition et à la performance par des laboratoires dont les moyens
financiers en dépendent. La formule "publier ou périr" n'a jamais
été aussi pertinente conclut-il
Pour pallier à ce type de fraude, les organismes
de recherche commencent à se doter de comités anti-fraude et imposent
aux chercheurs un cahier de laboratoire, infalsifiable. |