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Ce
sont plus d'une centaine de scientifiques qui sont rassemblés pour deux
journées de colloque à l'Académie pontificale pour la Vie sur l'embryon
préimplantatoire, quand entre le 6ème et le 9ème jour après la
fécondation, l'embryon n'est pas encore implanté dans l'utérus (cf.
revue de presse du 27/02/06).
Mgr Elio Sgreccia,
président de la dite Académie, explique que par ce colloque, l'Académie
souhaite mettre en avant les arguments scientifiques qui démontrent une
continuité entre le moment initial de la fécondation et les stades
successifs de développement de l'embryon. L'Académie espère faire
avancer l'idée d'un statut juridique pour l'embryon.
Dans son discours
d'introduction, le pape Benoît XVI a rappelé que "l'amour de Dieu ne
fait pas de différence entre l'embryon dans le ventre de sa mère,
l'enfant, la jeune, l'homme mûr ou le vieillard". Il a prévenu son
auditoire qu'il se heurterait à "un mystère, que la science sera en
état d'éclairer toujours plus, mais qu'elle pourra difficilement réussir
à déchiffrer en entier". "L'homme restera toujours une énigme
profonde et impénétrable". Le pape a conclu "au-delà des limites
de la méthode expérimentale, aux confins du règne que certains appellent
la meta-analyse, là où la seule perception sensorielle ou la
vérification scientifique s'arrête, commence l'aventure de la
transcendance, le devoir de "continuer au-delà"".
Le Pr Roberto Colombo,
membre ordinaire de l'Académie Pontificale pour la Vie, a fait une
présentation très technique sur le développement de l'embryon après la
fécondation. Il a insisté sur les instants irréversibles du processus de
développement de l'embryon expliquant que la fécondation est le passage
de l'oeuf à un nouvel être.
Le Pr Sica a développé le
dialogue entre la mère et l'embryon dès la fécondation en insistant sur
les transformations maternelles et embryonnaires lors de la nidation.
Jean-Marie Le Méné, membre
correspondant de l'Académie Pontificale pour la Vie, devait répondre à
la question "pourquoi est-ce un devoir de protéger par la loi
l'embryon préimplantatoire ?". Il a rappelé que l'embryon
préimplantatoire était en pratique soumis à la double contrainte du
désir et de la qualité. Seul l'embryon désiré et sain est en sursis.
Cette disponibilité de l'embryon constitue l'anti chambre de
l'autorisation du clonage humain. Jean-Marie Le Méné propose de mettre
fin au procès déloyal fait à l'embryon préimplantatoire en remédiant à
la défaillance des juges et en lui donnant des défenseurs.
Les propos de Jean-Marie
Le Méné ont été largement commentés dans la presse italienne. |