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Un
congrès international
"L'embryon humain préimplanté. Aspects scientifiques et
considérations bioéthiques" est organisé aujourd'hui et demain à
Rome à l'occasion de la XIIème assemblée générale de l'Académie
pontificale pour la Vie.
Une conférence de presse a
eu lieu vendredi dernier pour présenter ce colloque. Son but est de
poser la question de l’identité de l'embryon, qui forme jusqu'au 9ème
jour après la fécondation un "complexe de cellules" non encore implanté.
Pour l'Église catholique, il s'agit d'un embryon, qui a le droit de se
développer et de naître, une vie humaine à respecter dans son "droit
à la vie" intra et extra-utérine.
Le Président de l’Académie
pour la Vie, Mgr Elio Sgreccia, a rappelé à cette occasion que :
"l’embryon humain est un enfant qui a une relation spéciale avec ses
parents" et "avec Dieu".
Le Professeur Bompiani,
directeur de l'institut scientifique international de l'université
catholique de Rome, a indiqué, que pour attribuer
un statut juridique à l'embryon, il est nécessaire d'en connaître la
nature, et par conséquent de l'étudier au plan ontologique. "Il n'est
plus suffisant aujourd'hui d'examiner l'embryon au microscope" mais
d'employer diverses approches, "génétique, morphologique,
biochimique, biologique".
Mgr.Willem Jacobus Eljk,
évêque de Groningue, théologien et bioéthicien a parlé des critères
extrinsèques et intrinsèques pour l'attribution d'un statut moral à
l'embryon humain. Il a rappelé que dans la deuxième moitié des années
soixante, l'idée "était que le statut de l'être humain et la
personnalité de l'individu apparaissaient avec la nidification car cela
impliquait le début d'un étroit rapport avec la mère". Toutefois,
selon Mgr Eljk, "un tel rapport se base déjà sur la fusion du
spermatozoïde et de l'ovule comme fruit du rapport sexuel des parents.
De plus l'embryon reçoit de la mère avant la nidification, la nutrition
et l'oxygène nécessaires à sa croissance".
Il a aussi rappelé que
"l'embryon devient un individu quand la loi positive le reconnaît comme
tel. Dans notre société pluraliste, l'unique solution praticable
possible à la controverse sur le statut de l'embryon humain serait [...]
de le définir par le consensus démocratique." Mais explique-t-il
" la vérité[...] ne peut être établie par une enquête
statistique".
Enfin, il a évoqué un
troisième critère qui fait dépendre le statut de l'embryon du "choix
des autres" et "surtout du chercheur et des parents".
Il a enfin cité
"l'encyclique "Evangelium Vitae, où Jean-Paul II évite de déclarer que
le moment de l'animation coïncide avec celui de la conception", et
affirme que la science actuelle "peut offrir les indications
précieuses pour discerner rationnellement une présence personnelle
depuis la première apparition de la vie humaine".
"La théorie de
l'animation "indirecte" ou "retardée" exprimée par Aristote se fonde sur
des connaissances embryologiques erronées", a rappelé l’évêque.
"L'anthropologie moderne, qui attribue à l'embryon le statut d'une
personne humaine seulement à partir du moment où il y a prise de
conscience, […]se caractérise par un profond dualisme, incapable
d'expliquer l'être humain comme unité substantielle" a-t-il fait
observer.
Enfin, il a conclu en
faisant remarquer qu’actuellement "les connaissances embryologiques
et génétiques nous donnent de précieuses indications sur l'embryon qui a
l'identité spécifique d'une personne humaine". |