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Dans
le magazine, La Vie, Monseigneur André Vingt-Trois, archevêque de
Paris, réagit à la publication, le 7 février dernier, des décrets
autorisant l’utilisation des embryons à des fins de recherche
(cf revue de presse du 08/02/06). Mgr Vingt-Trois dénonce cette
nouvelle instrumentalisation de la vie humaine.
Il rappelle que la France
est l’un des rares pays à stocker massivement des embryons en surnombre
depuis 30 ans : « va-t-on continuer longtemps à fabriquer des
embryons en surnombre ?» s’interroge-t-il. "On nous fait rêver
d'un avenir fantasmatique où l'on pourrait guérir les maladies de
Parkinson ou d'Alzheimer grâce à ces cellules souches embryonnaires"
explique t-il, mettant en garde contre « la supercherie et la
propagande, alors que l’on touche au cœur de l’existence humaine ».
Il rappelle que des
équipes de chercheurs français ont déjà obtenus des résultats très
prometteurs sur les cellules souches adultes mais il regrette que l’on
n’en parle pas dans les journaux.
Revenant sur les récentes
décisions de justice sur les indemnisations dues à la naissance d’un
enfant handicapé, il estime que "notre société recule vers une forme
de barbarie". Il dénonce cette forme d'eugénisme social :"derrière
ces décisions, on trouve l’idée générale qu’il serait préférable
d’éliminer avant la naissance tous ceux qui ne sont pas conformes"
explique-t-il.
Il s’inquiète de ce que
dans la société, on puisse reprocher à des couples d’avoir accueilli un
enfant porteur d’un handicap. L'enjeu est "le respect absolu de
chaque être humain, quels que soient
ses qualités et ses défauts" conclut-il. |