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Le
11 février 2005 était votée la loi "pour l'égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées".
Un an après, le journal La Croix fait le bilan de la mise en
place de cette nouvelle loi.
Les principaux points de
cette loi concernaient :
- la compensation des conséquences du handicap. La personne
handicapée a droit à une prestation de compensation en nature ou en
espèces qui peut être affectée à l'aménagement du logement, du véhicule,
à des aides humaines ou techniques....,
- une garantie de ressources composée de l'allocation aux adultes
handicapés (AAH) et d'un complément de ressources. La loi a créé
également une "majoration pour la vie autonome" destinée à ceux
qui peuvent travailler mais qui sont au chômage en raison de leur
handicap,
- l'emploi avec la création d'un fonds pour l'insertion des
personnes handicapées dans la fonction publique,
- un travail protégé avec un salaire ne pouvant être inférieur au
Smic,
- la scolarité : les enfants handicapés doivent pouvoir être
scolarisés en milieu ordinaire,
- la mise en accessibilité des locaux d'habitation, des
établissements publics et des lieux de travail dans un délai de 10 ans à
compter de la publication de la loi,
- la création des Maisons du handicap dans chaque département.
La création des Maisons du
handicap est l'une des grandes nouveautés de cette loi du 11 février
2005. Chaque département français doit désormais disposer d'un
"guichet unique" offrant un accès simplifié aux droits et
prestations."Auparavant, il fallait frapper à de multiples portes
pour une prise en charge" rappelle Didier Himbert, l'un des
responsables de la Maison du handicap de Caen, pionnière du guichet
unique.
Par cette loi "il faut
avant tout repenser notre façon d'évaluer la situation de la personne
handicapée car c'est la seule manière de connaître ses besoins réels, en
matière de santé, de vie quotidienne, d'insertion professionnelle...A
partir de là, on pourra lui apporter des réponses financières ou
techniques adaptées, en prenant en compte ses attentes" souligne
Didier Himbert.
Soulignons, qu'un an après
l'adoption de la loi, les associations représentatives des personnes
handicapées ont fait savoir qu'elles restaient vigilantes. Elles se
disent déterminées à "alerter le gouvernement et la presse si
l'application de la loi ne se faisait pas en accord avec les principes
posés ou devait être restrictive". |