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La
loi sur la fin de vie d'avril 2005 permet d'arrêter l'alimentation
artificielle quand les traitements ont été interrompus.
Sandrine Blanchard du
Monde rapporte des témoignages recueillis lors d'une rencontre de
professionnels de santé relatant des arrêts d'alimentation (Hôpital
Cochin, Paris, novembre 2005).
Le Dr Desfosses de
l'hôpital des Diaconesses (Paris) a suivi une femme de 52 ans pour
laquelle l'équipe médicale a décidé d'interrompre l'alimentation puis
l'hydratation. Elle reconnaît que la patiente est morte "avec une
grosse altération de son état général... C'était très long... très
impressionnant". Elle rajoute "j'ai trouvé cela très pénible",
"j'ai un sentiment d'insatisfaction d'avoir vu cette patiente
souffrir (...). Les décisions prises en soins palliatifs n'ont pas
permis que la mort survienne, alors qu'elle avait, de mon point de vue,
vécu au-delà de ce qu'elle souhaitait".
Pour une autre femme,
hospitalisée à l'hôpital d'Ivry sur Seine, l'équipe médicale a laissé du
temps à la patiente pour renouer avec sa famille avant d'arrêter
l'alimentation : "là, c'est davantage le contexte familial que
médical qui a guidé notre décision".
La loi ne permet pas
d'aller contre l'avis du malade quand bien même il demande l'arrêt de
tous les traitements y compris l'alimentation et l'hydratation. L'arrêt
de l'alimentation est vécu par certains soignants comme une forme
d'euthanasie, par d'autres comme une décision médicale juste.
NDLR : injustement compris comme des traitements,
l'alimentation et l'hydratation relèvent des soins. |