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Piergiorgio
Welby est mort. Il a été débranché par le Dr Mario Riccio. Cet homme âgé
de 60 ans, atteint de dystrophie musculaire, réclamait "le droit de
mourir". Il était devenu en Italie le symbole des militants pour
l'euthanasie, porté par le parti Radical.
En septembre
2006, Piergiorgio Welby avait demandé au président de la République "le
droit de mourir". Il s'était ensuite adressé à la justice afin
qu'elle lui reconnaisse le droit de refuser des soins qu'il jugeait
inutiles. Malgré un avis favorable du parquet, la Cour s'était déclarée
incompétente et avait rejeté le recours de P. Welby. Mercredi 20
décembre, une pétition de 10 000 signatures était adressée au
Parlement demandant l'ouverture d'une enquête sur "la consistance de
l'euthanasie clandestine". L'Assemblée a rejeté cette demande
estimant que le "cas Welby" était politiquement manipulé et que le parti
Radical ne cherchait qu'un "mort médiatique". Dans le même temps,
le Conseil supérieur de la Santé s'était prononcé contre le
débranchement du respirateur artificiel, expliquant que le patient ne
faisait pas l'objet d'un acharnement thérapeutique.
Le parti
Radical a d'abord annoncé que Welby était mort naturellement ce qu'a
démenti le Dr Mario Riccio. Cet anesthésiste a révélé qu'il avait
lui-même débranché le respirateur artificiel du patient et lui avait
administré des "anti-douleurs". Cette annonce s'est faite lors d'une
conférence de presse organisée à la chambre des députés. Le Dr Riccio y
était entouré des responsables historiques du parti Radical. Le député
européen Mario Cappato, membre du parti radical et secrétaire d'une
association pro-euthanasie, a reconnu avoir demandé au Dr Mario Riccio "d'aider
concrètement Welby à réaliser son souhait".
Si le Dr Riccio
est reconnu coupable d'homicide volontaire, il encourt jusqu'à 15 ans de
réclusion et la radiation de l'ordre. |