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S’inscrivant
dans la réflexion en cours en Belgique, l’Institut Européen de
Bioéthique (IEB) propose un dossier sur l’euthanasie des enfants
nouveau-nés pour lesquels les médecins auraient décelé un handicap.
«
Depuis quelque temps, explique l’IEB, les thèses les plus
extrêmes se développent en Europe. Choquantes de prime abord, elles se
réclament de quelques cas dramatiques vécus dans la pratique médicale,
mais elles trouvent surtout un appui théorique inquiétant dans cette
sorte de philosophie morale dénommée "utilitarisme" ». Le philosophe
Peter Singer définit
la personne comme "un être intelligent, capable de raison et de
réflexion, qui peut se percevoir comme une chose pensante, permanente et
identique en différents temps et endroits". Il en exclut ainsi les
membres de l'espèce humaine comme l'embryon ou l'enfant gravement
handicapé. Pour lui, "la quantité totale de bonheur est plus grande
si l'enfant handicapé est tué".
On en vient naturellement
à
s’interroger sur les limites du traitement d’un enfant. "Lorsque les
médecins ont pris acte, que les parents ont donné leur consentement au
refus de toute opération, pourquoi ne pourraient-ils alors pas aussi
faire quelque chose pour abréger la douleur de cet enfant ? ».
Devant la façon dont sont posées les questions, il deviendrait "plus
humain de tuer le nourrisson handicapé que de le laisser mourir"...
Et
l’IEB de souligner : « La pratique, vient renverser l’éthique
: certains se demandent sérieusement s’il y a une distinction
significative éthiquement entre tuer et laisser "mourir" ».
Retrouver le rapport
"Questions d'infanticide : bruits d'euthanasie
d'enfants handicapés"
sur :
www.ieb-eib.org |