Se
tiennent actuellement les quatrièmes rencontres parlementaires "Santé et
environnement", organisées par Nathalie Kosciusko-Morizet, député UMP de
l'Essonne, sur l'impact de l'environnement sur la fertilité.
Le constat de troubles de la reproduction chez l'homme est avéré. Des
études montrent les effets néfastes de certains facteurs chimiques et de
"perturbateurs endocriniens" sur l'animal : phénomène de masculinisation
ou féminisation chez certains animaux, baisse de la fertilité chez des
poissons d'eau douce, ...Le
Pr Alfred Spira, professeur de santé publique, explique : "nous
estimons que 15 % des couples en France n'obtiennent pas de grossesse en
un an". C'est surtout chez l'homme que l'on constate de plus en plus
de "signes d'altération des fonctions génitales". Au Danemark, le
Pr Niels Skakkebaek mène depuis 10 ans des travaux qui ont permis
d'identifier ces différents troubles : baisse de la concentration des
spermatozoïdes, augmentation du nombre de cancers des testicules,
malformations de l'appareil génital et cela de manière trois fois plus
importantes au Danemark qu'en Finlande. Le Pr Skakkebaek explique que "la
population danoise est davantage exposée à la pollution industrielle,
aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens".
En France, aucune étude n'existe sur ce sujet. Fin 2007, un observatoire
de la fertilité devrait être lancé.
NDLR : Un perturbateur
endocrinien est une substance chimique exogène,
des pesticides à la pilule
contraceptive, ayant un impact sur
l'équilibre hormonal. |