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Dans
un communiqué, la section nationale INSERM de la CGT* estime que le "Téléthon
repose sur un malentendu" et rappelle que l'argent récolté sert à
financer la recherche qui "n'a pas pour but immédiat de soigner mais
de comprendre".
"Depuis
20 ans, le Téléthon met en avant la souffrance des enfants et la
détresse des parents pour récolter des fonds (...) ce qui amène les
organisateurs à faire promettre plus à la recherche qu’elle n’est en
mesure de réaliser".
La CGT explique qu'il n'y a pas de
lien direct entre "les progrès de la recherche et les progrès
thérapeutiques". Ainsi, pour le syndicat, "un
bilan s’impose concernant l’efficacité de la recherche structurée par la
charité télévisuelle" car explique-t-il, le
bilan des programmes de l’AFM "rapporté aux espoirs suscités, aux
sommes investies (...) est plutôt mince".
En élément de comparaison, la CGT explique que "chaque année, les
sommes récoltées par le Téléthon sont équivalentes, voire supérieures, à
ce que l’INSERM alloue, de façon très insuffisante, à ses formations de
recherche pour l’ensemble de ses disciplines (hors salaires)".
Le
syndicat pose donc la question : "face à cette absence d’efficacité,
ne serait il pas opportun de faire diriger et évaluer ces programmes par
les organismes publics de recherche ?". D'une part, les choix
politiques actuels en terme de recherche "entraînent la disparition
des champs disciplinaires", d'autre part
"les sommes
disproportionnées du Téléthon contribuent à déséquilibrer le système de
recherche".
Le syndicat avertit qu'avec le
Téléthon "les
risques inhérents à toute recherche sont assurés par la générosité des
donateurs, mais en cas d’avancée thérapeutique l’industrie
pharmaceutique saura s’approprier ces avancées et les faire fructifier".
Pour le
syndicat, la charité télévisuelle "a atteint ses limites".
* Syndicat National des Travailleurs de
la Recherche Scientifique (SNTRS), Section Nationale Inserm, CGT. |