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Stephen
Wigmore, un chirurgien britannique, a dénoncé hier dans un communiqué
la "commercialisation" en Chine des organes de
prisonniers exécutés. Il "condamne cette activité inacceptable"
car, explique-t-il, elle est effectuée sans le consentement des
défunts ou de leur famille et parce qu'elle est contraire à la
morale professionnelle et aux droits de tout être humain sur
l'utilisation de son corps après la mort.
Il existe, selon lui, "une
accumulation de présomption concordante" sur ces pratiques. Il
a constaté que de plus en plus de patients britanniques en
attente de greffe se tournaient vers la Chine pour trouver un organe.
Or, la rapidité avec laquelle les organes compatibles sont détectés
implique, selon lui, que les prisonniers sont exécutés à la commande.
Il existe en Chine de
plus en plus de sociétés spécialisées dans les prestations de santé
qui monnayeraient leurs services aux patients étrangers. Un foie ou un
coeur serait ainsi commercialisé pour 63 000 livres. Il existe
cependant peu de preuve de ces exécutions sur commande mais
l'apparition d'un "tourisme des transplantations" est
indéniable.
Pékin a reconnu que des
organes ont pu être prélevés sur des prisonniers condamnés à mort
et exécutés, mais "avec leur autorisation". Les
autorités affirment avoir pris des mesures fin mars pour encadrer la
pratique des transplantations. A partir du 1er juillet, la vente et
l'achat d'organes seront interdits et les "donneurs"
devront consentir au prélèvement de leurs organes.
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