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La
semaine dernière, plusieurs groupes de femmes "pro-avortement"
auraient envoyé une lettre ouverte au Secrétaire Général des Nations Unies,
Kofi Annan pour lui demander la création d'un organisme spécialement
dédié aux questions féministes. Ces femmes se disent déçues et
outragées car leurs préoccupations ne sont pas au centre des débats
des Nations Unies.
Bien qu'il existe
pourtant de nombreuses associations qui s'occupent spécialement des
questions féminines, cette coalition de femmes se plaint qu'aucunes
d'entre elles n'ait le pouvoir des associations comme l'UNICEF ou le
Haut Comité pour les Réfugiés.
Stephen Lewis,
envoyé spécial pour les questions du Sida en Afrique et l'un des
anciens responsables de l'UNICEF a appelé lui aussi à la création de
cette antenne. Il estime qu'elle serait nécessaire pour agir en faveur
des femmes tout comme l'UNICEF le fait pour les enfants. Il est
intéressant de rappeler que c'est pendant que Stephen Lewis était à
l'UNICEF, que le Vatican avait décidé de suspendre sa donation
annuelle car l'association s'était clairement déclarée en faveur de
l'avortement.
Tous les groupes de
femmes ne sont pourtant pas en faveur de cette initiative. Pour Wendy
Wright, présidente de l'un des plus grands groupes de femmes politiques
aux Etat-Unis : "une agence des Nations Unies pour les femmes
- spécialement créée en réponse aux féministes radicales - ne
plaiderait pas en faveur des femmes, mais pour certaines idéologies
soutenues par celles qui en sont à la tête. Elles prétendront
représenter toutes les femmes du monde alors qu'elles agiront pour
l'abolition du respect de la maternité, l'assassinat des bébés à
naître, la prostitution comme moyen d'émancipation économique des
femmes ou l'établissement de quotas basés sur le sexe."
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