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Un
ouvrier Chilien a été traité en France à l'hôpital Percy pour une
brûlure radioactive de la main
(cf revue de presse du 28/03/06).
Contrairement à une
brûlure thermique, les brûlures par irradiation peuvent évoluer en
largeur et en profondeur sur des mois, voire des années en impliquant
les tissus cutanés, sous-cutanés, les muscles... Seule une amputation
large de la zone brûlée peut se révéler efficace.
Pour sauver la main
de cet ouvrier, il aurait fallu au moins lui amputer les doigts. C'est
pourquoi les équipes médicales de l'hôpital militaire de Percy à
Clamart, épaulés par les experts de l'Institut de radioprotection et de
sûreté nucléaire (IRSN), ont tenté une nouvelle thérapie. Après une
greffe de peau, ils ont prélevé des cellules souches dans la moelle
osseuse de l'ouvrier, les ont mises en culture et les ont injectées au
niveau de la brûlure.
Depuis, les mains du
malade ont retrouvé quasiment leur aspect antérieur et des fonctions
normales. Toutefois, le professeur Patrick Gourmelon (directeur de la
radio-protection de l'homme, IRSN) reste prudent : "c'est une
première, certes. Mais il faut plus de recul, du fait de
l'imprévisibilité de l'évolution des brûlures radioactives, avant de
dire si cette greffe va révolutionner le traitement des irradiations
locales".
Ces accidents par
irradiation sont rares. 500 ont été répertoriés entre 1945 et 2001 avec
2 000 victimes et 130 décès. Le 11 mars dernier, un ouvrier belge a lui
aussi été contaminé dans sa société, spécialisée dans la stérilisation
par irradiation de matériels médicaux et de denrées alimentaires. Il a
été pris en charge également à l'hôpital Percy, où il bénéficie
actuellement de traitement de stimulation de la moelle osseuse par des
facteurs de croissance. |