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La
Loi Léonetti sur la fin de vie a été votée le 22 avril 2005, rappelle
Le Quotidien du Médecin qui à cette occasion retrace les grands
principes de la loi.
Cette loi conforte
deux grands principes affirmés dans la loi du 4 mars 2002 relatif aux
droits des malades : les respect de l'autonomie du malade, qui peut
refuser tout traitement même s'il n'est pas en fin de vie, et le respect
de sa dignité. Le refus de l'acharnement thérapeutique est
confirmé : lorsque les actes médicaux "apparaissent inutiles,
disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le seul maintien
artificiel de la vie, ils peuvent être suspendus ou ne pas être
entrepris".
Pour le Pr Louis
Puybasset, responsable de l'unité de neuroanesthésie-réanimation de la
Pitié-Salpêtrière, cette loi a trois vertus :
- elle oblige les médecins à faire "un effort de rationalisation des
soins",
- elle préserve la liberté du malade conscient,
- elle fixe la place des soignants et des familles dans la prise de
décisions des modalités de limitation des traitements chez les patients
hors d'état d'exprimer leur volonté.
Sur l'arrêt total de
l'alimentation et de l'hydratation artificielle, le Pr Puybasset
explique qu'"il faut singulièrement manquer d'expérience de la fin de
vie pour affirmer qu'on laisse les patients tétraplégiques ou au stade
terminal de maladies neurologiques graves mourir de faim et de soif. Ces
patients vont mourir de l'évolution ultime de leur maladie : ils ne
mourront pas abandonnés mais entourés et soulagés dans une logique de
soins palliatifs". |