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Emmanuel
Hirsch, directeur de l'Espace éthique/AP-HP et du département de
recherche en éthique, université Paris-Sud-XI, revient dans Le
Figaro, sur la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades
et à la fin de vie.
Il explique que c'est le
juste soin ou la justesse des pratiques qui incite à bien définir une
position de respect et de mesure à l'égard des personnes en fin de vie
et de leurs familles.
Selon lui, cette loi
permet d'assumer un engagement au service des personne en fin de vie.
Reconnaître la dignité du patient, exige donc de "prendre en
compte sa volonté, ses choix, qu'ils soient explicites ou exprimés par
un interlocuteur qui lui serait fidèle".
Il est difficile
d'idéaliser "la bonne mort" ou "la mort dans
la dignité", souligne-t-il, alors que ce qui est important est
de pouvoir vivre une existence accompagnée et soutenue jusqu'aux
derniers instants.
L'indifférence de notre
société à l'égard des personnes âgées ou handicapées et le manque
d'accueil ou de suivi de ces personnes vulnérables ne doit pas
justifier la "destitution du droit de la personne à vivre
encore parmi nous".
Il est important,
souligne-t-il, que nous reconnaissions à ces personnes malades une
position ou un rôle qui "la confirment dans ses sentiments
d'appartenance, d'estime de soi, de considération". Sinon sa
mort sociale ne pourra que l'inciter à demander la mort.
Pour Emmanuel Hirsch, il
faut tout mettre en oeuvre pour rendre possible une espérance, un
projet qui permettent à ces personnes de parvenir au terme de leur
cheminement.
"Ce texte
de loi a su s'élever au delà du médical pour renouveler notre regard,
nos attitudes et plus encore nos responsabilités à l'égard du mourant
et de ses proches".
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