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Un
compte rendu des auditions publiques, organisées le 22 novembre 2005
à l'Assemblée nationale sur les cellules souches, a été mis en ligne
hier.
Alain Claeys, rapporteur de l'office
parlementaire des choix scientifiques et technologiques (Opcset) estime
qu'il faut introduire la notion de clonage dans la loi, bien que les
espoirs thérapeutiques qui en découlent soient largement hypothétiques.
Au cours de ces auditions, on a assisté à
l'émergence d'un nouveau discours sur les cellules souches et le
clonage. "Il faut dire la vérité : on a traité ce sujet [clonage
thérapeutique] dans l'urgence. Cela a été nuisible à une réflexion
approfondie. Le travail sur les cellules souches est encore du domaine
de la seule recherche fondamentale. Il faut cesser de laisser croire à
des applications thérapeutiques lointaines" a-t-il expliqué. Il
prône cependant l'obtention de cellules souches par clonage parce que
"tous les chercheurs le demandent".
Il reconnaît que le statut de l'embryon suscite
toujours un vif débat mais explique-t-il, le principal problème éthique
est celui du don d'ovocytes. "Aux Etats-Unis, cela suscite déjà tout
un marché" souligne-t-il, avant de conclure que "refuser cette
commercialisation est un préalable non négociable". Cette question
résolue, Alain Claeys estime qu'il faudrait revoir la loi de bioéthique
de 2004.
Rappelons qu'en novembre dernier, la Fondation
Jérôme Lejeune avait dénoncé ces auditions et leur "mise en scène".
Jean-Marie Le Méné,
président de la Fondation Jérôme Lejeune, s'indignait alors de la
manipulation de l'opinion publique : "D’abord, il est mensonger de
présenter des auditions sur les cellules souches alors qu’il ne s’agit
en réalité, que d’auditions sur le clonage. Ensuite, il est scandaleux
d’organiser des auditions où toutes les personnes entendues sur le
clonage sont connues pour y être favorables". Et de s'interroger sur
la valeur d'une loi en France : "La loi de bioéthique de 2004 a
condamné le clonage. La volonté du peuple s’est exprimée avec 5 années
de retard qui ont permis une réflexion approfondie. Or cette volonté
exprimée démocratiquement est déjà remise en cause par un lobby qui se
permet de redéfinir la position de la France sur le sujet à peine un an
après le vote de la loi, tous les décrets d’application n’ayant même pas
encore été pris. C’est dire le poids de la loi dans notre pays !".
Lire le communiqué de presse de la Fondation Jérôme Lejeune sur cette
audition |