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La
Commission européenne et la présidence autrichienne de l'Union
organisent jusqu'à demain à Vienne, une conférence sur le thème : "coexistence
entre cultures génétiquement modifiées, conventionnelles et bio :
liberté de choix." L'objectif de cette réunion est de
recueillir l'opinion des 25 sur cette question controversée.
Les opposants aux OGM organisent, en parallèle,
une contre manifestation : "l'expérience montre que partout où
des OGM sont cultivés, les autres cultures sont contaminées"
explique l'un des conseillers de Greenpeace à Bruxelles.
Depuis la levée du moratoire en 2004, le
développement des OGM à grande échelle est en théorie possible.Pour
l'instant, seuls les Espagnols se sont lancés dans cette expérience
sur 58 000 hectares. Selon Greenpeace, l'Espagne serait d'ailleurs
confrontée à une contamination "sans précédent" de
son agriculture traditionnelle.
Quelques grands principes énoncés par la
Commission sont valables pour toute l'Europe : liberté de choix pour
les agriculteurs, libre fonctionnement du marché commun, etc...En
revanche, d'autres points comme les seuils de présence fortuite dans
les champs non-OGM ou le régime d'indemnisation des agriculteurs
contaminés sont fixés par chaque pays.
Cependant, les tentatives pour bannir les OGM
sont nombreuses. A l'initiative de la Haute-Autriche et de la Toscane,
le réseau des régions sans OGM compte aujourd'hui 39 membres. Certains
pays sont également récalcitrants : l'Allemagne, le Luxembourg, la
Hongrie et l'Autriche ont vu leurs projets de législation sur la
coexistence être critiqués par la Commission car jugés trop
restrictifs.
Une quinzaine de pays ont déploré que
l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ne fasse pas
d'évaluation "des effets à long terme" des OGM et
qu'elle se fonde "sur les données fournies par les
entreprises" qui restent "confidentielles". A
cela, le porte-parole du commissaire chargé de l'agriculture a
répondu : "aucun OGM mis sur le marché n'est dangereux pour
l'environnement ou la santé, la coexistence est uniquement un enjeu
économique".
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