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Sommaire de la revue de presse du mercredi 28 septembre 2005
1er article revue de presse du 26 septembre 2005 Un père refuse l'implantation d'embryons à son ex-fiancée
1er article revue de presse du 26 septembre 2005 Euthanasie et dépression
1er article revue de presse du 26 septembre 2005 Cellules souches : la recherche n’est pas rentable
2e article revue de presse GènEthique du 26 septembre 2005 Droits de l’animal et droits de l’homme

 

Revue de presse du mercredi 28/09/05
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Un père refuse l'implantation d'embryons à son ex-fiancée

Depuis plusieurs années, Natalie Evans, une jeune femme anglaise de 34 ans se bat pour obtenir la restitution d'embryons congelés conçus avec son ancien fiancé, qui refuse aujourd'hui cette paternité. Après avoir épuisé tous les recours possibles devant la justice britannique, la loi en Angleterre exigeant que les 2 parents soient consentants, elle s'est tournée hier devant la Cour européenne des droits de l'homme.

Pour plaider sa cause, elle a invoqué une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui définit le "droit au respect de la vie privée et familiale" et de son article 2 qui garantit le "droit à la vie".

Natalie Evans avait procédé en 2001 avec son fiancé à une fécondation in vitro, à la veille d'un traitement anti-cancéreux qui devait se traduire par l'ablation de ses ovaires et donc une stérilité définitive. Le couple s'étant séparé l'année suivante, le père biologique a retiré son consentement à l'implantation des embryons.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Métro 28/09/05 - TF1.news 27/09/05

 

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Euthanasie et dépression

D'après une étude réalisée par des médecins hollandais, les patients dépressifs font 4 fois plus de demandes d'euthanasie que les autres. La moitié des demandes d'euthanasie émanerait de patients dépressifs. 

Dans son éditorial le docteur Ezekiel affirme que la détresse psychologique est un facteur majeur de demandes d'euthanasie. Il rappelle que sur les 15 premiers patients a avoir recouru légalement au suicide assisté en Oregon, 1 seul était gravement souffrant. Lorsque l'euthanasie est devenu légale dans le territoire nord de l'Australie, 7 patients y ont eu recours : 3 n'étaient pas souffrant et les 4 autres étaient bien soignés. En d'autres termes, ces patients souhaitaient qu'on les aide à se suicider.

Le Dr Emmanuel estime que les oncologues sont démunis pour diagnostiquer les dépressions. La principale raison est que l'on pense à tort que les patients font une dépression parce qu'ils arrivent en fin de vie. Or ceci est faux, estime t-il, car 75 à 85% des patients en fin de vie ne sont pas dépressifs.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Journal of Clinical Oncology  20/09/05

 

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Cellules souches : la recherche n’est pas rentable

Contrairement aux annonces optimistes et retentissantes qui tablaient sur un marché de 10 milliards de dollars en 2010, le potentiel commercial de la recherche sur les cellules souches embryonnaires ne devrait atteindre que 100 millions de dollars à cette date, et 2 milliards seulement en 2015, révèle le journal financier britannique The Economist .

Les consultants de la société Bain & Company expliquent que sur les 140 produits issus de cellules souches embryonnaires actuellement en développement, presque tous sont loin d'atteindre la phase des essais cliniques. Et que, suite aux problèmes éthiques posés par l’utilisation d’embryons humains, le gouvernement fédéral aux Etats-Unis a imposé des restrictions qui freinent le développement des recherches.

Les investisseurs soutiennent donc mollement la recherche sur les cellules souches embryonnaires et se tournent vers des placements plus sûrs, concernant un marché plus large et avec des règles mieux définies.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Bioedge 27/09/05 – The Economist 22/09/05

 

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Droits de l’animal et droits de l’homme

Guinea PigZenit, dans un article du 24 septembre, s’interroge sur la notion de « droits de l’animal ». A l’origine de cette interrogation, la fermeture d’une ferme de cobayes en Angleterre, obtenue par l'acharnement des militants contre les expériences sur les animaux.

 Les propriétaires de la ferme ont dû prendre cette décision, la mort dans l’âme, suite à une campagne de 6 années, extrêmement violente, des extrémistes des droits des animaux envers eux et leur famille : coups de téléphones incessants, alertes à la bombe, incendies criminels, et pour finir, le vol du corps d’un membre de la famille dans le cimetière local. Leurs clients, eux-mêmes, ont été visés pour les forcer à ne plus faire affaire avec la ferme.

L’université d’Oxford, elle-même, a dû suspendre les travaux d’un laboratoire suite à la campagne d’intimidation des extrémistes. Ceux-ci sont allés jusqu’à viser les entreprises et les œuvres caritatives contribuant aux fonds de l’université. Ces sociétés, suite à la publication de leur nom sur une liste noire sur le site Internet des extrémistes, ont subi des dommages à leur propriété. L’université, en juillet 2005, a subi des dommages d’une valeur de 906.000 $ à cause de l’incendie d’un hangar. Le Front de libération de l’animal a revendiqué cet attentat.

Steven Best, un partisan du Front a déclaré, lors d’un meeting : « Nous violerons la loi et détruirons les propriétés jusqu’à la victoire.» Best a comparé la lutte pour les droits de l’animal à celle contre l’esclavage, et considère ainsi les violences comme justes car sa cause est juste.

Aux Etats-Unis, aussi, la violence des extrémistes des droits des animaux cause des dégâts importants : entre 1990 et mi-2004 on compte 1.200 crimes revendiqués par ces extrémistes, pour 100 millions de dollars de dommages. Un incendie d’un immeuble à San-Diego a causé 50 millions de dollars de dégâts.

En réaction face à ces violences une déclaration a été faite en Grande Bretagne par plus de 500 scientifiques et médecins, comprenant 3 prix Nobel. Cette déclaration proclame « qu’il existe une petite partie, mais une partie vitale » des recherches qui utilise les animaux. Elle déclare que les recherches y gagnent à passer par l’expérimentation sur les animaux, mais recommande de protéger la santé des animaux, et de minimiser leurs souffrances.

Dans un discours du 15 janvier dernier l’archevêque de Bologne (Italie) Mgr Carlo Caffara, rappelait la « différence essentielle » existant entre les hommes et les animaux.

La personne humaine, rappelait-il, a une vie spirituelle basée sur son âme, et ne doit pas être mise au même niveau que le monde qui l’entoure. L’homme est plus que l’animal, cela justifie l’utilisation des animaux par les humains, a-t-il dit. Mais, les animaux étant aussi des créatures de Dieu, nous devons nous abstenir de violence envers eux.

Cela ne veut pas dire que les animaux ont des droits pour autant, a-t-il expliqué. Les droits sont réservés aux relations entre les personnes. Plutôt que sur les droits des animaux, c’est plutôt dans le devoir de les protéger que nous devons baser nos relations avec eux, a dit l’archevêque.

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Zenit 24/09/05

 

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