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Sommaire de la revue de presse du vendredi 23 septembre 2005
1er article revue de presse du 23 septembre 2005 Fin de vie : carences graves à l'hôpital
2e article revue de presse GènEthique du 23 septembre 2005 Faucheurs d'OGM : privation des droits civiques ?
3e article revue de presse GènEthique du 23 septembre 2005 Pays-Bas : l'euthanasie des bébés

 

Revue de presse du vendredi 23/09/05
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Fin de vie : carences graves à l'hôpital

Il ne fait pas bon mourir à l'hôpital. Une enquête nationale sur cette question révèle les graves lacunes de la prise en charge des mourants. «Notre travail montre un défaut majeur d'accompagnement des patients mourants», s'exclame le docteur Édouard Ferrand, l'auteur principal du rapport. «Ceux-ci décèdent peu entourés à l'hôpital, alors que ces décès sont, en général, prévus.»

Le premier constat est l'importance de la solitude des personnes confrontées à la mort : «Dans seulement 24 % des cas, le patient est décédé accompagné de ses proches», explique-t-il.   Et ce, malgré l'information donnée aux familles, et leur présence effective peu de temps auparavant : «55 % des proches étaient présents dans le service dans les heures précédant le décès et 80 % des proches avaient été informés de la fin de vie prévisible du patient dans les heures précédant le décès».

Le deuxième constat est l'absence de lieu réservé à l'accompagnement des mourants. «74 % des cas de décès décrits sont survenus dans des services ne disposant pas de procédure spécifique concernant les situations de fin de vie », poursuit le docteur Ferrand. Et de stigmatiser le manque de formation du personnel soignant à cette étape de la vie, et la surcharge de travail des infirmiers, incapables de disposer du temps nécessaire à l'accompagnement des personnes en fin de vie.

La troisième constatation est la souffrance des patients en fin de vie. En effet, ceux-ci ne sont, le plus souvent, pas soulagés de leur souffrance par un soutien médicamenteux : «plus de la moitié des patients ne bénéficie d'aucune sédation-analgésie lors du décès. Il y a, lors de ces moments, un défaut majeur de traitement de la douleur», déplore Édouard Ferrand.

Interrogées, les infirmières, elles-mêmes sont pessimistes sur la fin de vie : «35 % des infirmiers estiment que les conditions de décès du patient ont été acceptables pour leurs proches».

Régis Aubry, responsable du service de soins palliatifs du CHU de Besançon, préside le comité pour le développement des soins palliatifs et l'application de la loi Leonetti, relative aux droits des malades en fin de vie. Il se dit «absolument pas étonné». Et d'insister sur l'importance de l'application dans les faits de la loi Leonetti. «La loi prévoit que cette décision doit être prise de façon collégiale, avec la participation du malade s'il est en état. Cela doit devenir une réalité.»

Il pointe aussi du doigt l'insuffisance de la formation du personnel soignant dans ce domaine. «Les soignants se disent débordés, mais ce n'est pas qu'une question de temps. En fait, ils sont agressés par les fins de vie, mais c'est aussi parce qu'ils sont insuffisamment formés à cela. [...] Il faut transformer le concept de soins : qu'il ne soit pas que du savoir-faire mais aussi du savoir être.»

«Je ne crois pas qu'il faut développer une spécialité, mais plutôt introduire la démarche de soins palliatifs dans tous les services.», affirme-t-il.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Libération (Eric Favereau, Sandrine Cabut) 23/09/05

 

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Faucheurs d'OGM : privation des droits civiques ?

José Bové risque un an ferme de privation de ses droits civiques. C'est la peine que l'avocat général Marc Gaubert a requis contre lui mercredi 21 septembre au procès de Toulouse, pour la destruction d'un champ de maïs transgénique en juillet 2004 en Haute-Garonne. Pas de sursis pour lui, car récidiviste...

Par contre, les autres prévenus, et parmi eux Gérard Onesta (député européen), Noël Mamère (député-maire), Gérard Daverat (conseiller régional d'Aquitaine) et Jean-Baptiste Libouban, fondateur des Faucheurs volontaires, ne risquent que des privations de droits civiques avec sursis. L'avocat général, en effet, ne souhaite pas emprisonner ces personnes, en majorité des élus. «Votre place n'est pas en prison» a-t-il dit.

Cela n'arrange pas José Bové qui réclamait «la peine maximale ou la relaxe», ni la société Pioneer-Semences, partie civile, qui attend que «les responsables soient punis sévèrement dans le cadre de la loi». Concernant les parlementaires, l'avocat de la partie civile, Me Jean de Cesseau réclame une peine plus sévère : «Comment le législateur peut-il porter atteinte à la loi ?», s'interroge-t-il.

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Le Monde (Stéphane Thépot) 23/09/05

 

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Pays-Bas : l'euthanasie des bébés

NourissonBientôt les bébés atteints de "souffrances incurables et insupportables" pourront être euthanasiés sans en rendre compte à la justice, révèle le quotidien néerlandais "NRC Handelsblad". Comme pour l'euthanasie des adultes, ils passeront devant une commission spéciale composée de pédiatres, de gynécologues et de juges. Le gouvernement néerlandais a en effet décidé de suivre les recommandations élaborées par des "spécialistes de la fin de vie des bébés", et s'apprête à réglementer en ce sens.

22 cas d'euthanasie de bébés ont été rapportés à la justice entre 1997 et 2004.

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Le Quotidien du médecin 23/09/05

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