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Sommaire de la revue de presse du jeudi 15 septembre 2005
1er article revue de presse du 15 septembre 2005 OGM : les procès en cours
2e article revue de presse GènEthique du 13 septembre 2005 Des mères porteuses clandestines en France

 

Revue de presse du jeudi 15/09/05
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OGM : les procès en cours

Mercredi 14 septembre les faucheurs d'OGM de Marsat, dans le Puy-de-Dôme, ont été interrogés sur leurs motivations, lors du procès en appel de Riom.

Gilles Lemaire, ancien secrétaire national des Verts, a appelé à la désobéissance civile, justifiant ainsi leur action. « La respiration de la démocratie, c'est la désobéissance civile », affirme-t-il, faisant appel à d'autres luttes, en d'autres temps, telles les manifestations du Larzac dans les années 70, et les actes illégaux de certaines femmes en vue de la légalisation de l'avortement.

Les éleveurs de moutons, quant à eux, ont mis en avant leurs craintes pour la nourriture de leurs animaux, évoquant le scandale de la vache folle et des farines animales.

La société Biogemma réclame aux prévenus près de 6 millions d'euros. A la question de Me François Roux, avocat de la défense sur l'innocuité de ces cultures, Alain Toppan directeur de recherches chez Biogemma assure que « cet essai n'avait pas d'effets secondaires sur l'environnement ».

La justice est de plus en plus sévère pour les faucheurs d'OGM. En 2004 une circulaire de Dominique Perben, gardes des Sceaux de l'époque, appelait à « une réponse judiciaire exemplaire (aux] opérations organisées visant à la destruction de plants ou de récoltes ». En mai 2005 une autre circulaire vise surtout les meneurs « qui devront être prioritairement poursuivis  ».

D'autres procès de faucheurs suivront, Clermont-Ferrand aujourd'hui, Toulouse fin septembre, Orléans en octobre.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

permanent.nouvelobs.com 15/09/05 - Le Figaro 15/09/05

 

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Des mères porteuses clandestines en France

Pour certaines femmes, n'ayant pas d'utérus, par exemple, le recours aux mères porteuses est une nécessité pour avoir un enfant issu du couple, déclare le magazine l'Express. Un marché souterrain existe donc en France. Anne Vidalie tente de faire un état des lieux de ce marché. Elle a interrogé de nombreux couples en mal d'enfants, et des mères porteuses actives ou candidates.

Il en ressort que les motivations des uns et des autres sont très variées. Cela va du couple qui veut un bébé plus rapidement que l'adoption et est prêt à accepter d'inséminer une autre femme, au couple homosexuel qui ne trouve pas d'autre moyen pour avoir un enfant à la maison, en passant par ceux qui veulent un enfant de leur couple, en passant par une fécondation in vitro (FIV) pour obtenir un embryon, qui sera replacé dans l'utérus de la mère porteuse, qu'ils appellent la "fée", la "marraine" ou la "nounou".

Pour les mères porteuses les motivations avouées sont "permettre à un couple de connaître la joie d'être parents", ou un "besoin d'argent de manière urgente".

La procédure, en France, passe souvent par Internet pour contacter les mères porteuses, qui reçoivent de nombreuses demandes. Ce sont elles qui choisissent les parents de leur bébé, en fonction de leur affinité avec le couple, ou du montant de l'indemnité, qui varie entre 15 et 30.000 euros.

Une fois inséminée la mère porteuse accouche sous X, tandis que le père ayant fourni les spermatozoïdes reconnaît officiellement l'enfant. Il est par contre plus difficile pour la mère finale d'adopter l'enfant de son mari, car le parquet français surveille ce genre de manipulations. « Une demande d'adoption, par l'épouse, de l'enfant de son mari déclenche à coup sûr une enquête très pointue. » déclare la juriste Françoise Dekeuwer-Défossez, spécialiste du droit de la famille. « Les pouvoirs publics veulent éviter les trafics d'enfants » ,explique-t-elle, « Or la gestation pour autrui [GPA] est considérée comme de la vente de bébés ». Les associations et les médecins qui s'entremettent pour organiser une GPA risquent trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.

Le plus souvent les couples se tournent vers l'étranger, et vont dans des pays où la gestation pour autrui est autorisée. Aux Etats-Unis, où 18 états ont légalisé la GPA, celle-ci fait souvent l'objet d'un contrat officiel, prévoyant tous les cas de figure. La note peut aller jusqu'à 60.000 euros. Mais, au retour, la reconnaissance de leur enfant par l'État français n'est pas possible. Pour le droit français, la mère est celle qui accouche. L'enfant  reste donc avec la nationalité du pays où il est né. « Il y a un acharnement idéologique à ne pas reconnaître ces naissances », regrette Laure Camborieux, présidente de l'association Maïa, qui milite pour une légalisation de la GPA.

Si certaines histoires se terminent bien pour les nouveaux parents, ce n'est pas toujours le cas, la mère porteuse profitant de la clandestinité de l'opération en France. Et de nombreuses femmes décident de garder le bébé dont elles ont accouché, ou font monter les prix.

« Tout à leur désir de bébé, jamais ces hommes et ces femmes n'évoquent l'intérêt de l'enfant à venir. Comment vivra-t-il son histoire? Comment assumera-t-il sa filiation? Silence », remarque la journaliste de l'Express.

 

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L'Express  15/09/05 

 

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