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Sommaire de la revue de presse du mardi 6 septembre 2005
1er article revue de presse du 6 septembre 2005

OGM : 1000 hectares cultivés en France

1er article revue de presse du 6 septembre 2005

Europe : la Commission autorise le colza OGM GT73

1er article revue de presse du 6 septembre 2005

USA : John Roberts président de la Cour suprême

1er article revue de presse du 6 septembre 2005

Les bébés souffrent plus tôt que 29 semaines

1er article revue de presse du 6 septembre 2005

Pays-Bas : décision de fin de vie des enfants

 

Revue de presse du mardi 06/09/05
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OGM : 1000 hectares cultivés en France

De 17 hectares cultivés l'année dernière, la France est passée à plus de 1.000 hectares de maïs génétiquement modifié, dans le plus grand secret, et en l'absence de toute règle et de tout contrôle. Le ministère de l'Agriculture lui-même ne connaît pas l'étendue de ces cultures, dont la surface officielle est évaluée à 600 hectares.

La plupart de ces cultures sont effectuées dans le Sud-Ouest de la France. Ce maïs acheté, sous forme de semence,  en Espagne, a été modifié pour résister à un herbicide et lutter contre la pyrale, une chenille du maïs. Les cultures OGM sont ensuite revendues légalement en Espagne, pour la nourriture des animaux. (La loi européenne autorisant la culture dans un pays de l'Union, d'une variété légalisée dans un autre).

"Cette mise en place rampante est inquiétante" déclare Pierre-Benoît Joly, sociologue, et directeur de recherche à l'Inra "le maïs OGM sera-t-il séparé des autres récoltes et les produits étiquetés ? Les voisins sont-ils informés et des dispositions sont-elles prises afin d'éviter les contaminations fortuites d'une parcelle à l'autre ? Qu'en est-il du plan de surveillance des cultures transgéniques ? On peut parier, hélas, que rien de tout cela n'est réalisé. Dans ce cas, que reste-t-il des grands principes européens et des engagements officiels visant à garantir le libre choix des consommateurs et la coexistence des filières ?"

Car la France n'a toujours pas retranscrit la directive européenne de 2001 réglementant les cultures d'OGM. Les agriculteurs ne sont donc pas tenu de déclarer leurs cultures OGM. Pourtant selon les experts de l'Afssa (l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments) «A ce jour, aucun problème de santé, qu'il s'agisse de toxicité ou d'allergénicité, n'a pu être spécifiquement attribué à un OGM sur le marché». Et depuis dix ans les Américains, les Canadiens, les Argentins, et les Espagnols, consomment des OGM sans que des effets négatifs soient constatés sur les organismes humains ou animaux.  "L'agriculture française n'a rien à gagner à pratiquer plus longtemps la politique de l'autruche." constate Pierre-Benoît Joly.  Nicolas Barré, dans son éditorial, va dans le même sens en réclamant "une mise en place des règles permettant d'éviter la contamination comme en Espagne."

En Espagne, le 19 juillet 2005, a été publié le décret royal réglementant la coexistence des cultures OGM, conventionnelles et biologiques. De nombreuses règles ont été édictées pour empêcher la contamination des unes par les autres. Par exemple, outre la déclaration aux autorités du type de culture cultivée, la période de semis devra être décalée par rapport aux autres cultures, une zone tampon de quatre rangs de maïs conventionnels devra faire le tour de la culture, et les agriculteurs devront suivre des programmes de formation aux cultures OGM.

La loi de transposition de la directive européenne de 2001 devrait être discutée en fin d'année 2005. Elle devrait s'inspirer du décret espagnol.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Yves Miserey) 06&07&08/09/05 - Le Monde (Hervé Morin) 07/09/05 - Libération 07/09/05  - Libération (Corinne Bensimon) 08/09/05 - Le Monde (Hervé Kempf) 08/09/05

 

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Europe : la Commission autorise le colza OGM GT73

Photo de fleur de colzaLa commission Européenne, suite à une demande de la société Monsanto, a autorisé l'importation et la mise sur le marché du colza génétiquement modifié GT73. Cette autorisation est valable pour dix ans. Elle est limitée à l'utilisation spécifique des importations du colza génétiquement modifié à des fins d'alimentation animale ou de traitement industriel. C'est la première céréale autre que le maïs et le troisième produit à être autorisé.

Pourtant, en 2004, Greenpeace avait été très critique à l'égard les conclusions de l'AESA (l'Autorité alimentaire européenne de sécurité des aliments ) sur l'absence de risque à placer le colza OGM GT73 sur le marché. Et en Europe l'inquiétude est grande de contamination par le colza transgénique, qui se croise très facilement avec les variétés sauvages. C'est pourquoi l’autorisation est complétée par une recommandation sur les mesures à prendre en cas de dissémination accidentelle.
 

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro 02/09/05  - La Croix 06/09/05 - 20 minutes 06/09/05 - La Libre Belgique 06/09/05

 

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USA : John Roberts président de la Cour suprême

John RobertsJohn Roberts, précédemment nommé par G. W. Bush comme juge à la Cour suprême des Etats-Unis, en remplacement de la juge O'Connor  (Cf notre revue de presse du 20 juillet 2005), vient d'être nommé par le chef de l'État américain comme président de cette même Cour, après la mort du président Rehnquist samedi dernier.

Cette nomination permet à la fois de rassurer les chrétiens conservateurs qui avaient peur de la nomination à ce poste de la juge Sandra O'Connor, récemment démissionnaire, qui ne s'était pas opposée à loi sur l'avortement, et de calmer les démocrates qui redoutaient la nomination d'un ultraconservateur. La nomination en urgence de John Roberts empêche ainsi John Paul Stevens, trop progressiste aux yeux de G. W. Bush, d'assumer la vice-présidence en tant que doyen des juges.

Le début de la nouvelle session de la Cour suprême s'ouvre le 3 octobre. "Il est dans l'intérêt de la Cour et du pays qu'un président siège dès le premier jour de la session d'automne" a affirmé le Président américain. "Le Sénat est bien avancé dans le processus d'examen des compétences de Roberts. Les sénateurs connaissent sa carrière et sa fidélité envers la loi. J'ai bon espoir que le Sénat termine ses audiences et le confirme au poste de président dans le courant du mois".

La nomination de John Roberts en tant que remplaçant de la juge O'Connor étant bien passée aux yeux de tous, cette nomination comme président ne devrait pas poser de problème. Il reste maintenant à trouver à G.W. Bush un autre juge pour pourvoir le poste de Sandra Day O'Connor, à nouveau libre.

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Le Figaro (Jean-Louis Turlin) 06/09/05 - Libération 06/09/05 - La Croix 06/09/05 - lexpress.fr 05/09/05 - Le Monde 07/09/05

 

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Les bébés souffrent plus tôt que 29 semaines

Le Docteur Ricardo Pfister, Médecin associé responsable de l'Unité de néonatalogie des Hôpitaux universitaires de Genève, a violemment réagi à la lecture de l’article du Journal of american medical association (JAMA) selon lequel le fœtus ne souffrirait qu’à partir de 29 semaines de gestation.

«Je n'ai aucun doute sur le fait qu'un bébé prématuré, même très jeune, ressente la douleur, » assure-t-il, « l'article est bien fait mais il donne une définition très étroite de la douleur, réduite à une construction psychologique.» Pour lui, quelque soit l’âge de ces petits, il reste inconcevable de ne pas soulager leur douleur. De ne pas leur épargner toute douleur inutile.

Le service du Docteur Pfister prend en charge les bébés prématurés qui ont parfois 24 ou 26 semaines de gestation seulement. Et un des objectifs de son Unité  est de traquer toute souffrance, en la mesurant, en cherchant à l'éviter ou en la soulageant. Selon lui, «Il existe une mémoire de la douleur. Si l'on ne contrôle pas la douleur, son effet va être de plus en plus important. L'enfant va se programmer pour sentir la douleur. D'autant que plus il est jeune, plus il est sensible et moins il peut se manifester.»

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La Tribune de Genève 03/09/05 

 

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Pays-Bas : décision de fin de vie des enfants

Enfant maladeEn 2001, les Pays-Bas ont dépénalisé l’euthanasie y compris lorsque la demande provient d'un mineur. Une étude néerlandaise publiée dans « Archives of Pediatrics Adolescent Medicine » de septembre 2005 fait le point sur la question de l’euthanasie des enfants et des adolescents.

D’après cette étude, un tiers des décès auraient été précédés par une décision de fin de vie, dont 2,7% en utilisant "des produits avec l'intention explicite de hâter la mort", 12% par "abstention de traitement pour prolonger la vie", et 21% en "soulagement de la douleur avec des médicaments pouvant accélérer la fin".

Toujours selon cette étude, pour les jeunes enfants, comme pour les adolescents,  les décisions auraient été prises avec les parents et jamais sans un autre avis médical, conformément à la loi néerlandaise.
 

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Le Quotidien du Médecin (Renée Carton) 06/09/05

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