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Sommaire de la revue de presse du jeudi 1er septembre 2005
Le génome du chimpanzé séquencé
Le statut juridique de l'être prénatal

 

Revue de presse du jeudi 01/09/05
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Le génome du chimpanzé séquencé

photo de chimpanzéAprès l'homme, la souris et le rat, le chimpanzé est le 4ème mammifère dont le génome est séquencé. Ces travaux viennent d'être publiés dans la revue Nature ainsi que la première analyse comparative globale des génomes de l'homme et du chimpanzé.

D'après cette étude le chimpanzé est l'animal le plus proche de nous génétiquement parlant. Leurs séquences d'ADN sont identiques à 99% mais en tenant compte des insertions ou des délétions (pertes) de paires de bases, le tronc commun est évalué à 96%. Comme chacun de ces génomes contient quelques 3 milliards de paires de base, cela laisse toutefois une part importante à la différence. Il existe 10 fois plus de différences entre un humain et un chimpanzé qu'entre deux êtres humains.

Le séquençage du génome du chimpanzé  est une étape essentielle pour les scientifiques. "En comparant plus dans le détail les séquences génétiques de l'homme et du singe, on va pouvoir dire quels gènes ont pu être conservés au cours de l'évolution chez l'une ou chez l'autre des deux espèces" expliquent les chercheurs. Ils estiment que l'homme et le chimpanzé se sont différenciés il y a environ 6 millions d'années.

Les chercheurs américains ont d'ores et déjà annoncé avoir identifié des zones de l'ADN ou la différence est importante. Ce sont des régions impliquées dans la reproduction, l'immunité ou l'odorat. Par ailleurs, ils ont démontré que si certains gènes sont effectivement communs, leur degré d'expression a pu changer au cours du temps.

Pour continuer à définir les changements génétiques qui font la spécificité de l'homme, les chercheurs attendent beaucoup du séquençage de l'ADN d'autres grands singes comme l'orang-outan ou le gorille.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Julien Bourdet) 01/09/05 - Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet) 01/09/05 - Libération (Sylvie Briet) 01/09/05 - Le Nouvel Observateur (Cécile Dumas) 01/09/05 - Le Monde (Hervé Morin) 02/09/05

 

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Le statut juridique de l'être prénatal

Claude SureauA la suite de la découverte de l'existence de 351 corps de foetus ou enfants mort-nés, à l'hôpital Saint Vincent de Paul (cf revue de presse du mois d'Août), le professeur Claude Sureau, ancien président de l'Académie nationale de médecine et membre du Comité consultatif national d'éthique pose la question du statut de "l'être prénatal".

Selon lui les remous autour de cette affaire ont été disproportionnés. Les politiques devraient plutôt s'attacher "à la reconnaissance d'un statut spécifique pour l'être prénatal à partir de la viabilité. Depuis le droit romain, le monde juridique considère deux catégories du droit : les personnes et les choses. Qu'en est-il de l'embryon? Il n'est pas considéré comme sujet de droit ni comme objet de droit : il n'est rien. Nous devons sortir de cette conception binaire" explique t-il.

Il reconnaît que les parlementaires n'osent pas donner un statut à l'embryon  "de peur de remettre en cause le droit à l'interruption volontaire de grossesse". "Mais cela n'a rien à voir" conclut-il.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Quotidien du Médecin (Stépahanie Hasendahl) 01/09/05

 

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