®
GènEthique, revue de presse de bioéthique
www.genethique.org

Si vous avez des difficultés à lire la revue de presse, cliquez ici

Sommaire de la revue de presse du vendredi 28 octobre 2005
Loi anti-arrêt Perruche : l'Europe condamne la rétroactivité Vers l'eugénisme individuel ?
Loi anti-arrêt Perruche : l'Europe condamne la rétroactivité USA : renoncement à la cour suprême d'Hariett Miers
Loi anti-arrêt Perruche : l'Europe condamne la rétroactivité Europe : le Parlement pour une éthique du brevetage des cellules humaines

Envoyez cette page à un(e) ami(e)
Inscrivez ici l'adresse email de votre ami

 

Revue de presse du vendredi 28/10/05
Revue de presse Genethique precedente Revue  précédente

Page d'accueil

Article suivant

Revue de presse Gèneéthique suivante

Vers l'eugénisme individuel ?

Vers l'eugénisme individuel ?A l'occasion de la sortie de son livre "La revanche du serpent", le magazine Le Point interroge le Pr. Bernard Debré, député de Paris, chirurgien à l'hôpital Cochin. Celui-ci y développe sa perception de l'évolution de l'humanité, futur homo scientificus et défend ce qu'il appelle un "eugénisme de liberté".

L'eugénisme de liberté, selon lui, s'oppose à l'eugénisme d'Etat, imposé par le gouvernement et forcément "monstrueux". La preuve du "bienfait"  de ce type d'eugénisme c'est qu'il est déjà présent dans notre société, de façon naturelle : "La recherche des anomalies génétiques du foetus et la possibilité de pratiquer un avortement thérapeutique, n'est-ce pas déjà de l'eugénisme ? Et que dire du tri d'embryons qui résulte du diagnostic préimplantatoire (D.P.I.) ? Ces pratiques sont par définition sources d'eugénisme. Simplement, si chaque couple est libre de décider, en toute liberté, il s'agit de décisions individuelles, pas de l'application d'une idéologie d'Etat." "La seule condition pour que l'eugénisme de liberté ne dérape pas, c'est le respect absolu de la décision du couple", affirme-t-il.

Et il explique que cette tendance à l'eugénisme individuel va aller en s'accentuant, sous la pression des couples qui demanderont toujours plus de D.P.I. pour éviter  la possibilité d'une maladie génétique à leur futur enfant : "C'est fou, c'est dangereux, mais rien ne pourra arrêter cette évolution." Ainsi pour un couple dont chacun avait un parent atteint de la maladie d'Alzheimer, il estime normal que le D.P.I. ne leur ait pas été  refusé, et dans le futur, en cas de maladie grave, pour prévenir le cancer de son enfant, par exemple.

A propos du clonage "thérapeutique", le Pr. Debré, le considère comme "une des plus grandes inventions du XXe siècle". Il ne fait aucune différence éthique entre le clonage "thérapeutique" et la greffe d'organes. Et pense que comme pour cette dernière, qui était vilipendée  dans ses débuts, le clonage d'embryons sera un jour admis comme une technique en vue de la réparation d'un organe endommagé. De ce fait les embryons surnuméraires congelés pour les fécondations in vitro deviennent pour lui "des donneurs d'organes en puissance", que l'on supprime, sinon, inutilement. "Au nom de quoi ne pourrait-on pas utiliser des embryons destinés à être détruits ?", s'interroge-t-il.

Et de s'emporter contre la loi française de bioéthique : "Des milliers de vies humaines pourraient être sauvées dans un délai très bref. Les barrières législatives érigées contre la recherche en France lui font perdre des années précieuses." Il cite en exemple la Chine "en passe de devenir la référence mondiale en matière de clonage". Dans ce pays, dit-il, on propose aux femmes des fécondations in vitro gratuites, et, échange, elles  donnent l'autorisation d'utiliser leurs ovules pour le clonage.

Quand le Point l'interroge sur le clonage reproductif, celui-ci reste très optimiste : "Je ne vois pas à quoi peut servir le clonage reproductif".  Mais il s'y oppose néanmoins farouchement. "Je pense qu'il faut s'y opposer avec vigueur, et évidemment l'interdire, car le clonage reproductif est une injure faite à l'homme". Et d'évoquer la possibilité pour les futurs clones de faire un procès à leurs "parents", pour spoliation d'un ADN authentique et esclavage génétique.

"Le clonage reproductif est clairement contre l'homme" affirme-t-il. Mais "l'eugénisme de liberté et le clonage thérapeutique sont faits pour l'homme", estimant que "l'homme doit se servir de la science pour améliorer sa condition, pas pour remodeler la société au gré de ses caprices."

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Point (Sophie Coignard) 28/10/05 

 

Revue de presse du vendredi 28/10/05
Revue de presse Genethique precedente Article  précédent

Page d'accueil

Article suivant

Revue de presse Gèneéthique suivante

USA : renoncement à la Cour suprême d'Hariett Miers

Hariette MiersHarriet Miers, candidate proposée par G. Bush à la Cour suprême,  a renoncé à se présenter à ce poste. Le Sénat américain, qui devait la confirmer à ce poste, faisait de la résistance, en lui demandant de lui fournir des documents confidentiels, internes à la Maison Blanche qu'elle ne pouvait pas leur donner.

Mais surtout ce sont les attaques de toutes parts, et même de son propre camp, qui ont décidé Harriet Miers à renoncer à cette candidature. Certains lui reprochaient de ne pas être assez "dure", d'autres de ne pas être une juge, d'autres encore de ne rien connaître au droit constitutionnel, d'autres encore d'être de l'entourage immédiat de G. Bush.

G. Bush, "profondément déçu", doit donc trouver un autre candidat pour remplacer la juge O'Connor, démissionnaire. Tout le monde s'attend à ce qu'il nomme une autre femme. Il pourrait s'agir de Janice Brown ou de Priscilla Owens, juges très conservatrices, au risque de déclencher une bataille de débats indéfinis au Sénat.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 Le Figaro (Philippe Gélie) 28/10/05 - Libération (Pascal Riche) 28/10/05 - lemonde.fr  28/10/05

 

Revue de presse du vendredi 28/10/05
Article  précédent

Page d'accueil

Revue suivante

Revue de presse Gèneéthique suivante

 Europe : le Parlement pour une éthique du brevetage des cellules humaines

Parlement européenLe 26 octobre, à Strasbourg, le parlement européen a condamné un brevet portant sur un procédé de sélection de sperme humain. De plus, le Parlement européen à décidé de demander à la Commission européenne d’aller en appel devant l’Office Européen des Brevets (OEB) contre ce brevet. Le Parlement européen a également demandé à la Commission de confirmer que tous les types de clonages humains soient exclus de la brevetabilité.

En effet, l'OEB a accordé un brevet pour une sélection du sperme humain, permettant de choisir le sexe de son enfant lors d'une fécondation in vitro. Pour Hiltrud Breyer, eurodéputée Verte (Allemagne) et Présidente du groupe de travail sur la bioéthique au Parlement européen, "Il est absolument scandaleux que l’OEB ait accordé ce brevet alors qu’il est inacceptable sur les plans éthique et légal ; il est tout aussi scandaleux que la Commission européenne - la prétendue gardienne des traités - n’ait pas réagi face à cette infraction aux directives de l’UE. Puisque la Commission n’assume pas ses responsabilités, le Parlement européen doit agir et refuser ce brevet qui ne respecte pas la directive sur la brevetabilité du vivant et qui dépasse les limites de l’éthique." 
 

 

 

 

La présidente du groupe de travail sur la bioéthique dénonce aussi l'inertie de la Commission européenne au sujet du brevetage des cellules souches embryonnaires "bien que la directive sur la brevetabilité du vivant interdise le brevetage d’embryons humains et donc, par conséquent, de parties d’embryons."
 

 "Pour l’instant, l’OEB a pris position contre la brevetabilité des cellules souches embryonnaires, mais certains signes alarmants font craindre que l’OEB pourrait changer d’avis dans un futur proche", s'inquiète-t-elle, exigeant une position claire et nette du Parlement et de la Commission sur le sujet.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Verts-europe-sinople.net 26/10/05

Pour nous aider à lutter contre le spam, ajoutez contact@genethique.org dans votre carnet d'adresses et votre liste blanche, merci.

Pour vous désabonner, écrivez à
contact@genethique.org en précisant l'adresse email que vous voulez supprimer.

 

Abonnez-vous à la revue de presse quotidienne et/ou au bulletin mensuel, c'est gratuit !

 

 

© genethique.org

 Les images sont supposées être libres de droits, ou récupérées sur des sites n'affichant pas de copyright. En cas de contestation, un courriel suffira pour les supprimer de nos pages.