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GènEthique, revue de presse de bioéthique
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Sommaire de la revue de presse du mardi 25 octobre 2005
Loi anti-arrêt Perruche : l'Europe condamne la rétroactivité Foetus stockés : l'IGAS dénonce des dysfonctionnements
Loi anti-arrêt Perruche : l'Europe condamne la rétroactivité Cellules souches embryonnaires "éthiques" ? Non !

 

Revue de presse du mardi 25/10/05
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Foetus stockés : l'IGAS dénonce des dysfonctionnements

foetus en bocauxL'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) a remis hier, lundi 24 octobre, son rapport au ministre de la Santé Xavier Bertrand sur l'affaire des centaines de foetus et enfants morts retrouvés, quelques uns démembrés, dans la chambre mortuaire de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris (cf revue de presse Gènéthique d'août 2005) . Il en ressort "des dysfonctionnements importants".

L'IGAS a trouvé, en plus des foetus et enfants morts à la naissance, 9 corps d'enfants morts après la naissance (jusqu'à 2 mois).«Pour eux, il y a une obligation légale de sépulture qui n'a pas été respectée. Pour les autres corps, ce sont des procédures qui n'ont pas été respectées.» En effet, les corps auraient dû être rendus à leurs parents avant 10 jours, ou incinérés rapidement. Quant aux corps trouvés démembrés : «pour un grand nombre d'entre eux, l'obligation légale dite de restauration – à savoir rendre le corps en état après une autopsie – n'a pas été respectée».

L'IGAS constate aussi de graves négligences  : «Lorsque l'on regarde les registres, on ignore le devenir de 400 corps. Dix-huit corps que l'on croyait partis étaient toujours dans la chambre mortuaire. On a été confronté à des inexactitudes graves.» Des autopsies ont même été pratiquées malgré l'opposition ferme des parents pour raisons religieuses.

L'IGAS demande donc la fermeture de cette chambre mortuaire, et la fin de la pratique des collections de foetus morts, même pour des raisons scientifiques.

D'autre part, l'IGAS stigmatise le cumul des fonctions de certains mandarins, qui ne permet pas un exercice à plein temps des responsabilités médicales. C'était le cas, entre autres, du précédent chef du service ana-pathologie de l'hôpital Saint-Vincent-de Paul, et responsable de cette chambre mortuaire,  qui cumulait les mandats de député européen, conseiller ministériel, président de l'Office européen des brevets. «Les articles 3 et 6 du statut des médecins hospitalo-universitaires sont clairs»  rapporte l'IGAS. «L'exercice de la médecine est exclusif, le cumul est interdit.»

Le ministre, à la lecture du rapport a promis des mesures disciplinaires.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Libération (Eric Favereau) 25/10/05

 

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Cellules souches embryonnaires "éthiques" ? Non !

cellules souches embryonnairesSuite aux tentatives américaines de produire des cellules souches embryonnaires "éthiques" sur des souris (cf. revue de presse GènEthique du 18/10/2005), les scientifiques français réagissent.

Pour Jacques Hatzfeld, directeur du laboratoire de biologie des cellules souches au CNRS : «Il n'y a rien d'extraordinaire à réussir à faire une lignée de cellules souches à partir d'un diagnostic pré-implantatoire.» Mais il pense que passer des souris à l'homme n'est pas possible pour des raisons éthiques. «Je serais parent, je n'accepterais pas qu'on prélève quelque chose sur un embryon qu'on va ensuite implanter». Car l'innocuité du diagnostic pré-implantatoire est en effet loin d'être prouvée, signale le Figaro.

Quant à la technique qui consiste à créer un embryon de clone de souris incapable de s'implanter dans l'utérus : «C'est un joli tour de passe-passe», estime Jacqueline Mandelbaum, médecin membre du Comité national d'éthique pour les sciences. «Mais non seulement ces chercheurs utilisent quand même un embryon et en plus cette méthode fait appel à un virus, ce qui permet de douter de la qualité des cellules souches produites.»

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Raphaël Geng) 25/10/05 

 

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