| Revue de presse du jeudi 20/10/05 | ||||
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Affaire des foetus stockés : l'avis du comité d'éthique |
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Après l'émotion suscitée par la découverte de 351 corps de foetus ou d'enfants morts nés dans la chambre mortuaire de l'hôpital Saint Vincent de Paul (cf revue de presse du mois d'août) le gouvernement décidait de lancer une enquête administrative et d'interroger le CCNE sur "les règles de prise en charge de corps des foetus et des enfants décédés dans la période périnatale". Dans leur avis, les membres du CCNE écrivent que "le regard porté sur le foetus a considérablement changé depuis les années 1970". "Le foetus est devenu [...] un être reconnu avant sa naissance, voire nommé, étant même parfois un patient individualisé. Sa naissance est un aboutissement plus que le début d'une existence". "Il est compréhensible que dans un tel contexte, la mort prématuré du foetus ou du nouveau né [...] fasse parfois l'objet de demandes de pratiques de deuil nouvelles." Les auteurs se penchent ensuite sur la législation applicable en la matière. Ils indiquent que dans tous les cas, l'hôpital doit informer la famille des différentes possibilités et "s'il n'obtient pas de réponse dans un délai de dix jours, il procède à l'inhumation". Le CCNE revient ensuite sur les aspects "éthiques et anthropologiques". "L'humain ne saurait être réifié. Le nouveau né même mort devient un enfant. (...) Le tragique [de cette situation] exige la manifestation d'une attitude responsable". En conclusion, le CCNE fait plusieurs
recommandations : |
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| Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. |
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La Croix (Marianne Gomez) 20/10/05 |
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Corée du Sud : ouverture d’une banque mondiale de cellules embryonnaires |
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L’Église catholique sud-coréenne n’hésite pas à prendre position
ouvertement contre ces recherches, en rappelant que la production de vies
embryonnaires humaines et leur destruction pour en extraire les cellules
souches n’est pas éthique. L’archevêque de Séoul, Mgr Nicholas Cheong
Jin-suk, avait demandé expressément au professeur d’abandonner ses
recherches (cf revue de presse du
22 juin 2005). Mais celui-ci répondait en clonant un chien en août 2005
(cf revue de presse d’août
2005).
Le 5 octobre, le diocèse de Séoul a donc annoncé son intention
d’attribuer 8 millions d’euros à la recherche sur les cellules souches
adultes et a créé son « Comité pour la vie » pour attribuer ces
fonds, et un « Prix pour le mystère de la vie » pour les chercheurs
travaillant sur les cellules souches adultes. L’évêque s’est dit disposé à
renoncer à la construction de plusieurs églises pour financer ces
recherches.
La presse sud-coréenne soutenant au début de façon inconditionnelle
le professeur Hwang, commence maintenant à se diviser sur le sujet. Certains
commentateurs épousent aujourd'hui les mises en garde éthiques de l’Église
catholique. Et ce, malgré le faible nombre de catholiques en Corée du Sud. |
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La Croix (Marie Barraud) 20/10/05 |
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UNESCO : déclaration sur la bioéthique |
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L’article 3 « Dignité humaine et droits de
l’homme » stipule ainsi que : « La dignité humaine, les droits de
l’homme et les libertés fondamentales doivent être pleinement respectés. Les
intérêts et le bien-être de l’individu devraient l’emporter sur le seul
intérêt de la science ou de la société. »
L’UNESCO met aussi en avant le principe du
« consentement éclairé » :
« Toute intervention médicale de caractère préventif,
diagnostique ou thérapeutique ne doit être mise en oeuvre qu’avec le
consentement préalable, libre et éclairé de la personne concernée, fondé sur
des informations suffisantes. » « Des recherches scientifiques ne devraient
être menées qu’avec le consentement préalable, libre, exprès et éclairé de
la personne concernée. »
La déclaration demande le respect de la vie privée,
réaffirme le principe d’égalité et de non discrimination lors des
traitements scientifiques, et affirme comme « droit fondamental de tout
être humain » celui de « jouir du meilleur état de santé qu'il soit
capable d'atteindre ».
L’UNESCO évoque aussi la nécessité de respecter les
cultures différentes, la solidarité entre êtres humains, et la protection de
l’environnement, de la biosphère et des autres formes de vie.
Cette déclaration, très critiquée à cause de son
caractère flou et peu contraignant, comblerait néanmoins, malgré ses
imperfections, un vide pour certains États dépourvus de lois bioéthiques.
Lire en ligne
la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l'homme. |
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La Croix (Laurent d’Ersu) 20/10/05 – unesco.org 19/10/05 |
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Mise en garde dans le cadre des IVG médicamenteuses |
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Les 2 produits concernés sont le mifépristone qui a obtenu en France une autorisation de mise sur le marché en 1988 et le misoprostol. Même si en France aucun cas de
complication n'a été rapporté, l'Afssaps rappelle que l'IVG médicamenteuse
doit avoir lieu au plus tard au 49ème jour d'aménorrhée et que le respect
des indications doit être strict : "La prescription de tout
médicament doit obéir aux règles du bon usage incluant le respect strict des
indications, contre-indications, mises en garde et précautions d'emploi,
telles qu'elles sont définies dans l'AMM. De même, tout effet indésirable
grave ou inattendu doit être signalé au centre régional de
pharmacovigilance" conclut l'agence. |
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Consulter la lettre de l'Afssaps sur les "Conditions d'utilisation de la mifépristone et du misoprostol au cours de l'IVG médicamenteuse" |
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Le Quotidien du médecin 20/10/05 |
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A propos de la compensation du handicap |
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La Croix 20/10/05 |
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