| Sommaire de la revue de presse du vendredi 07 octobre 2005 | |
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Loi anti-arrêt Perruche : l'Europe condamne la rétroactivité |
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Affaire Vincent Humbert : la loi sur la fin de vie au secours du Dr Chaussoy ? |
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| Revue de presse du vendredi 07/10/05 | ||||
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Revue précédente |
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Loi anti-arrêt Perruche : l'Europe condamne la rétroactivité |
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La CEDH oblige donc la France à verser des indemnités aux deux couples requérants à qui la rétroactivité avait retiré des sommes indemnisant leur préjudice. La Cour donne 6 mois aux parties pour se mettre d'accord sur la somme exacte, et condamne la France à payer les frais et dépens du procès, soit 15 244 euros. La Cour souligne aussi l'importance de la solidarité nationale pour l'indemnisation des personnes handicapées, et déclare que "tant le caractère très limité de la compensation actuelle au titre de la solidarité nationale que l’incertitude régnant sur celle qui pourra résulter de l’application de la loi de 2005, ne peuvent faire regarder cet important chef de préjudice comme indemnisé de façon raisonnablement proportionnée depuis l’intervention de la loi du 4 mars 2002". Libération conclut son analyse en ces termes : "En creux, les juges légitiment la jurisprudence Perruche et la démarche pragmatique de la Cour de cassation française." NDLR : l'arrêt de la CEDH commente en ces termes la loi du 4 mars 2002 : 112. La Cour relève que l’article 1er de la loi du 4 mars 2002 modifie l’état du droit en matière de responsabilité médicale.[...] Ce régime est le résultat de débats parlementaires approfondis, au cours desquels il a été tenu compte de considérations d’ordre juridique, éthique, social, ainsi que de raisons liées à la bonne organisation du système de santé et au traitement équitable de l’ensemble des personnes handicapées. Comme l’indique le Conseil d’Etat dans l’avis précité, le législateur s’est prononcé sur la base de motifs d’intérêt général, dont la validité ne saurait être remise en cause par la Cour . Ce faisant, il poursuivait donc au moins un des buts légitimes énoncés par le paragraphe 2 de l’article 8 de la Convention, à savoir la protection de la santé ou de la morale. 114. [...] Il n’appartient certes pas à la Cour de se substituer aux autorités nationales pour apprécier l’opportunité de la mise en place d’un tel régime, ni en quoi pourrait consister la politique optimale en ce domaine social difficile. En la matière, on doit reconnaître aux États contractants une importante latitude. 115. [...] On ne peut raisonnablement prétendre que le législateur français, en décidant de réorganiser le régime de compensation du handicap en France, a outrepassé la marge d’appréciation importante dont il dispose en la matière ou rompu le juste équilibre à ménager. 116. Partant, il n’y a pas eu violation de l’article 8 de la Convention. |
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| Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. |
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Libération 07/10/05 - La Croix 07/10/05 - Le Figaro 07/10/05 |
| Revue de presse du vendredi 07/10/05 | ||||
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| Affaire Vincent Humbert : la loi sur la fin de vie au secours du Dr Chaussoy ? | ||||
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Depuis les faits, le 22 avril 2005 la loi sur la fin de la vie a été votée. Cette loi pourrait permettre au docteur Chaussoy de s'en sortir par un non lieu, le procureur ayant promis d'en tenir compte. En effet cette loi recommande de "sauvegarder la dignité du mourant et assurer la qualité de sa fin de vie". Tout est affaire d'interprétation. Pour Me Lebas : "Après avoir cessé la ventilation, le docteur Chaussoy se devait de mettre en oeuvre tous les moyens à sa disposition pour assurer à Vincent une vie digne jusqu'à sa mort". "En posant deux principes fondamentaux un droit à la mort par abstention de soins aux malades en fin de vie et un droit au laisser-mourir, dans la dignité, aux personnels médicaux , la nouvelle loi institue, à défaut d'une prescription explicite, une véritable permission", estime-t-il. Il y voit même une "contrainte morale" liée à une "compassion humainement irrésistible". Par contre, pour le député (UMP) Jean Leonetti, président de la mission parlementaire sur l'accompagnement de la fin de vie, le réanimateur, dans le cadre de la loi du 22 avril 2005, "aurait bien été autorisé à décider collégialement de l'arrêt du respirateur et aurait pu prescrire une sédation au patient afin de lui éviter des souffrances inutiles et de l'accompagner vers la fin", mais "il n'aurait pas eu le droit d'administrer un produit létal. Dans le premier cas c'est la maladie qui tue et le rôle de l'équipe médicale consiste à soulager son patient. Dans le second cas, c'est le médecin qui donne la mort. L'intention n'est pas du tout la même." |
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Le Monde (Sandrine Blanchard) 07/10/05 |
| Revue de presse du vendredi 07/10/05 | ||||
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| "Handicap, silence, on discrimine" | ||||
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On y découvre des situations de discrimination des personnes handicapées, grâce aux témoignages des personnes concernées. On peut y lire des propos du "racisme ordinaire" tels que "on devrait les tuer". Mais aussi des situations inadmissibles au quotidien. Par exemple, tout en bas d’une candidature à l’emploi, on peut quelquefois y trouver en petits caractères « Je déclare sur l’honneur n’être atteint d’aucune infirmité apparente ou cachée. » Un "livre noir" qui a pour but de transformer notre regard sur le handicap. |
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Libération 07/10/05 - cherche-midi.com |
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