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Véronique
Margron, doyen de la faculté de théologie de l'Université catholique de
l'ouest à Angers, s'interroge dans le quotidien La Croix sur la
quête d'identité des enfants nés sous X.
Ces enfants adoptés n'ont pas de repères
d'identité : "depuis 40 ans je ne sais qui je suis", se plaint
une femme, enfant né sous X, "qui me le dira ?"
Véronique Margron ne remet pas en cause
l'éducation apportée par le couple adoptant, aussi attentionnée
soit-elle. Mais quelque soit celle-ci, il reste qu' "il y a une voix,
l'inconscient peut-être, qui laisse entendre qu'il est indispensable
d'être précédé pour exister à son tour". Elle affirme que "nous
sommes dans le mensonge, mais aussi dans l'illusion, quand nous
prétendons pouvoir nous faire tout seul". "Dans un temps où
l'autonomie est reine, on omet de dire que pour se construire elle
demande une sûreté des liens d'histoire."
Elle rappelle que la paternité est dans les
gênes, mais aussi "reconnaissance d'un désir" et réponse à un
engagement du parent vis-à-vis de son enfant. Elle passe par la parole
du père, de la mère, à l'enfant : "l'origine ne peut s'ordonner, elle
demande à être racontée" rappelle-t-elle, "l'origine a pour vraie
preuve une parole adressée et non la science", quoi qu'en disent les
tests génétiques. |