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Sommaire de la revue de presse bioéthique du mardi 29 novembre 2005

Angleterre : des bébés avortés restent en vie

Don de sperme : faut-il lever l'anonymat ?

 

 

Revue de presse bioéthique du mardi 29/11/05

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Angleterre : des bébés avortés restent en vie

Angleterre : des bébés avortés restent en vieUn organisme gouvernemental britannique, le CEMACH (Confidential Enquiry into Maternal and Child Health), vient de rendre publique une enquête qui révèle que jusqu'à 50 bébés par an survivent à l'avortement.
De son côté, l'université royale des obstétriciens et des gynécologues a commandité sa propre recherche.
Ces enquêtes provoquent chez les cliniciens un certain malaise car ils pourraient être accusés d'infanticide ; l'enfant survivant d'un avortement meurent parfois après la naissance par faute de soins.

L'enquête révèle qu'à partir de 22 semaines de gestation, le fœtus doit être avorté par une injection de chlorure de potassium avant d'être expulsé mais que peu de médecins souhaitent ou sont capables de pratiquer une opération si délicate. Pour des foetus plus jeunes, la mort du foetus est causée par une injection de médicaments. Mais selon Stuart Campbell, ex-professeur d'obstétrique et de gynécologie à l'hôpital St-Georges de Londres, un certain nombre survivent : "A 19 semaines de gestation, ils peuvent naître en respirant et en criant". "Je ne suis pas contre l'avortement mais d'après moi c'est de la médecine de seconde zone".

En Angleterre, le délai légal d'interruption volontaire de grossesse est 24 semaines de grossesse. En 1994, 5 166 avortements au delà de la 18ème semaine de grossesse étaient pratiqués, 7 432 en 2004. Dans cette même décennie, les soins portés aux enfants prématurés se sont beaucoup améliorés, près de 70 à 80 % des bébés nés entre 23 et 24 semaines de grossesse survivent.

Pour Stuart Campbell, le délai d'IVG devrait être ramené à 18 semaines de grossesse. Le 6 décembre prochain, Giana Jessen témoignera devant le Parlement en tant qu'enfant ayant survécu à un avortement. Elle milite pour la réduction du délai de l'IVG. Atteinte d'une paralysie cérébrale, elle va courir le Marathon de Londres en avril prochain pour soulever des fonds destinés aux enfants survivants d'IVG. "Si l'avortement est un droit de la femme, quels sont alors mes droits?" interroge-t-elle. "Quand les gens parlent de l'avortement, c'est important qu'ils sachent que ces bébés peuvent naître et survivre".

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

  Daily Mail (Fiona Macrae) 28/11/05 - The Sunday Times (Lois Rogers) 27/11/05

 

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Don de sperme : faut-il lever l'anonymat ?

Don de sperme : faut-il lever l'anonymat ?Le Comité Consultatif National d'Ethique organise aujourd'hui et demain les Journées d'éthique au cours desquelles sera rendu public l'avis sur la question de l'anonymat dans la procréation médicalement assistée.

Depuis les années 70, le don est "anonyme et gratuit" selon une règle édictée par les Cecos (centre d'étude et de conservation des oeufs et du sperme humains) mais cette règle ne fait plus l'unanimité.

La psychanalyste Geneviève Delaisi de Parceval est très partisane de la levée de l'anonymat. "Les demandes d'adultes nés par insémination artificielle avec donneur (IAD) et qui sont en souffrance ne cessent d'augmenter". Elle est soutenue par l'association Maïa qui estime que l'enfant conçu par IAD devrait pouvoir connaître l'identité du donneur à sa majorité. Pour le psychanalyste Serge Tisseron, c'est au nom de la connaissance génétique et pour des raisons médicales que la levée de l'anonymat est essentielle.

Jean-Loup Clément, psychologue au Cecos de Lyon, a mené une enquête sur 21 hommes et femmes de 18 à 40 ans nés de cette technique. Il explique que "tous, sans exception, sont favorables à l'anonymat", ce que confirme le Dr Jean-Marie Kunstmann du Cecos de l'hôpital Cochin. "Nous n'avons pas été recontactés par des enfants souhaitant connaître le donneur, sauf dans quelques rares cas, lorsque le père social n'avait pas joué son rôle et que l'enfant se cherchait une référence". Le Dr François Thépot, directeur médical et scientifique adjoint à l'agence de biomédecine, revient sur la motivation même du donneur de sperme et explique "si l'on commence à toucher à l'anonymat, toute la logique du système, qui est d'aider un couple stérile et pas de recréer une famille parallèle, s'effondre".

Depuis 30 ans, 40 000 enfants ont été conçus par IAD.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique  parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 La Croix (Marianne Gomez)  28/11/05

 

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