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Le
Pr Hwang Woo-suk a annoncé sa démission de toutes ses fonctions (comme
la présidence du consortium mondial sur les cellules souches
embryonnaires humaines) après avoir reconnu un ensemble de fautes
éthiques, notamment en recueillant les ovocytes nécessaires à ses
expériences de clonage sur deux de ses collaboratrices.
En février 2004, le Pr Hwang publiait dans
Science les premiers résultats concernant l'obtention d'embryons
humains par clonage certifiant que les ovocytes avaient été prélevés sur
16 femmes, volontaires, non rémunérées et informées de l'expérience. Or,
il a été montré que ces conditions n'avaient pas été respectées et que
les femmes avaient reçu 1500 dollars.
La revue Nature
avait émis des soupçons sur la provenance des ovocytes dès 2004.
La controverse a vraiment éclaté quand le Pr Gerald Schatten, chercheur
à l’Université de Pittsburgh, a mis fin à sa collaboration de près de 2
ans avec le chercheur coréen l'accusant de n'avoir pas respecté
certaines règles éthiques.
Le Pr Woo-suk, considéré en Corée du Sud comme
un héros national, a reçu le soutien de son gouvernement qui explique
que la loi coréenne interdisant le commerce d'ovules humains n'a été
adoptée qu'après les faits et que le Pr Woo-suk n'avait été informé des
faits que tardivement.
*
cf. revue de presse du 13/02/04 |
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Chaque article présenté
dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans
la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les
opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. |
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Le Monde (Jean-Yves Nau)
25/11/05 - Le Figaro
(Jean-Michel Bader) 25/11/05 - La Croix
(Laurent d'Ersu) 25/11/05 -
Nouvelobs.com (Cécile
Dumas) 24/11/05 - Le Quotidien du Médecin 29/11/05 |
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Sur
Internet, les propositions de "gestation pour autrui" (GPA) se font de
plus en plus courantes.
Si en France la pratique des mères porteuses est
interdite, elle est autorisée dans certains pays et parfois prise en
charge par de véritables agences. Celles-ci proposent des mères "gestatrices",
organisent les dons d'ovocytes, de sperme, les fécondations in vitro et
rédigent le contrat qui lira les "parents d'intention", également
appelés "parents sociaux", à la "nounou" ou la "marraine". Le coût de
ces agences varie de 40 000 à 50 000 euros.
Au printemps dernier, l'affaire de la petite
Donna avait illustré les dérives de cette pratique (cf. revue de presse
du
06/07/05 et
31/10/05).
Le Figaro retrace l'histoire d'un couple
français qui est allé aux Etats-Unis pour bénéficier d'un don d'ovule
puis d'une mère porteuse de jumelles conçues par fécondation in vitro.
Les enfants ont aujourd'hui 5 ans, les parents, après un non lieu au
pénal, sont poursuivis au civil par l'Etat français. |
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Le Figaro (Laurence de
Charette - Delphine de Mallevoûe) 24/11/05 |
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Le
journal Le Point mène l'enquête sur les "Single mothers by choice"
(mères célibataires par choix) de plus en plus nombreuses aux
Etats-Unis. Ces femmes célibataires, proches de la quarantaine, font
appel aux services de banque de sperme pour satisfaire leur désir
d'enfant, solution beaucoup plus simple que l'adoption qui leur est
généralement refusée.
Ainsi, dans l'une des plus importantes banques
de sperme au monde, California Cryobank, la proportion de femmes
célibataires dans la clientèle est passé de 10 à 50 % en quinze ans. La
femme peut choisir son géniteur sur catalogue par Internet puis se faire
envoyer une dose du sperme sélectionné au domicile (coût entre 150 et
600 euros). Les problèmes de fertilité dus à l'âge des intéressées
alourdit généralement la facture. Ainsi Kristy, 35 ans, fut enceinte à
sa 32ème tentative. Quant à l'anonymat du don, elle semble plutôt
illusoire, certaines banques de sperme proposent même des programmes
"identité ouverte", dans lequel l'identité du père peut être dévoilée à
la majorité de l'enfant.
Pour la sociologue Rosanna Hertz, "la
révolution est discrète mais c'en est bien une". "Ces
femmes prouvent que maternité d'un côté et vie sexuelle et sentimentale
de l'autre sont déconnectées. Beaucoup de ces femmes se sont consacrées
à leur vie professionnelle, souvent au détriment de leur vie
sentimentale. Mais le désir de maternité finit par les rattraper : quand
la quarantaine approche, le bébé leur manque plus que le mari. » |
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Le Point (Emmanuel
Saint-Martin) 24/11/05 |
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Les
cliniques belges doivent faire face à une demande accrue
d'insémination artificielle par des couples hétéros et homosexuels
belges et étrangers.
Le Pr Paul
Devroeye, responsable du service de procréation de l'hôpital de
l'université flamande de Bruxelles et vice-président du Comité belge de
bioéthique, a lancé un appel public au don de sperme qui a surpris
l'opinion publique et divisé le monde politique. |
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Le Monde (Jean-Pierre
Stroobants) 25/11/05 |
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