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Sommaire de la revue de presse bioéthique du lundi 21 novembre 2005

Controverse autour du biologiste sud-coréen, Hwang Woo-suk

Italie : polémique autour de la pilule abortive RU 486
Les défis posés par la recherche génétique


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Revue de presse bioéthique du lundi 21/11/05
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Controverse autour du biologiste sud-coréen, Hwang Woo-suk

Avec ses résultats en matière de clonage humain à visée thérapeutique, le professeur Hwang Woo-suk visait le prix Nobel de médecine et de physiologie. Le 10 octobre dernier, au faîte de sa renommée internationale, il inaugurait un consortium mondial sur les cellules souches humaines.

Mais depuis peu, il est accusé par l'un de ses collaborateurs d'avoir failli aux règles de l'éthique. Gérard Schatten, présenté comme un proche du chercheur vient en effet de révéler les conditions dans lesquelles, durant l'année 2004, le chercheur se serait procuré des ovocytes humains. Il laisse entendre que ces ovocytes auraient été prélevés sur une ou plusieurs jeunes femmes travaillant sous son autorité.

Hwang Woo-suk n'a pour l'instant pas réagi à cette affaire.  Après avoir reçu un prix en Californie, il est attendu  dans la soirée du jeudi 24 novembre à Paris, au Théâtre des Folies Bergères, pour être nommé "Homme de l'année 2005". Xavier Bertrand, ministre de la santé et des solidarités a d'ores et déjà fait savoir qu'il ne participerait pas à cette soirée.

Toutes ces accusations déboucheront certainement sur une enquête réclamée par les responsables de l'Association asiatique de bioéthique.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 Le Monde (Jean-Yves Nau - Philippe Pon) 19/11/05 

 

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Italie : polémique autour de la pilule abortive RU 486

En Italie, des militants tentent d'obtenir l'autorisation de la pilule abortive RU 486. Celle-ci est interdite dans la Péninsule. Le ministre de la santé, Francesco Storace, l'avait autorisée puis l'a suspendue, fin septembre après une première expérimentation à Turin. Une véritable offensive est aujourd'hui menée pour que le ministre l'autorise à nouveau.  La Toscane a d'ailleurs autorisé ses hôpitaux à prescrire la RU 486 sans le feu vert du ministère. Une association de consommateurs a recueilli 70 000 signatures pour la légaliser.

"Au moment où le projet de budget 2006 cherche à encourager les familles à avoir des enfants, les régions sont entrées en compétition pour qu'elles n'en fassent pas" a déploré le ministre. "Cette compétition est un encouragement à l'avortement et, franchement, ce n'est pas un beau spectacle" a-t-il ajouté.

Pour l'Osservatore Romano, "les régions sont en train de se transformer en une avant-garde porte-drapeau de la négation des valeurs de la vie, et ceci au nom d'une laïcité mal comprise de l'État". 

Cette question est d'autant plus délicate que l'Église italienne est accusée d'"ingérence" dans la politique. Au printemps dernier, Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne avait fait le maximum pour faire échouer le référendum sur la fécondation assistée et la recherche sur l'embryon. "Une Église qui se tairait sur ces thèmes ne ferait honneur ni à elle-même, ni à l'Italie" a-t-il affirmé.

D'après un rapport parlementaire, les réticences sur l'interruption volontaire de grossesse, quelle que soit la méthode, sont nombreuses, y compris dans le corps médical. Malgré cette offensive, remarquons que 83,3% des gynécologues de la région Basilicate (au Sud de l'Italie) et 80.5% en Vénétie (Nord Est) refusent de pratiquer les IVG traditionnelles.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 Le Monde (Jean-Jacques Bozonnet) 21/11/05 - - La Croix (Anne Le Nir) 22/11/05

 

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Les défis posés par la recherche génétique

700 chercheurs, réunis par le Conseil pontifical pour la Santé, ont réfléchi pendant trois jours aux défis posés par la recherche génétique.

Samedi dernier, Benoît XVI rappelait que cette réflexion "est précieuse, non seulement dans l'idée d'une plus grande humanisation de la médecine, mais aussi pour répondre à l'attente des individus qui souhaitent une aide efficace".

Le P. Bonifacio Honings, professeur de théologie morale a fait remarquer que l'évolution des pratiques faisait craindre un "eugénisme libéral" dans une société "où le pouvoir génétique est laissé aux forces du marché".

Paul Lauritzen, chercheur américain responsable d'éthique parle, lui, de "crise de la recherche médicale". Il dénonce les liens financiers qui unissent les laboratoires et les chercheurs orientant la recherche génétique à des fins autres que médicales.

Le cardinal Karl Lehmann, président de la Conférence épiscopale allemande a présenté la réflexion de son Église, dans un pays lourdement marqué par son passé nazi. Il a indiqué que l'Église se réjouissait de certains progrès de la recherche génétique comme la meilleure connaissance des maladies génétiques permettant de prévenir les réactions négatives.

Mais, il a aussi  mis en garde contre les effets de cette médecine prédictive : "L'analyse génétique permet de prévenir les maladies. Mais n'y a-t-il pas aussi danger que l'on accepte de moins en moins le handicap, voire le handicapé ?" Même recommandation du côté du diagnostic prénatal : "Nous devons comprendre l'angoisse des parents, et tout l'intérêt qu'il peut y avoir, pour eux, à préparer l'arrivée de l'enfant handicapé. Le diagnostic prénatal est neutre. Mais son utilisation ne l'est pas. S'il a pour conséquence un avortement, là, on se trouve dans une mentalité eugénique, qui préjuge de la valeur de la vie humaine selon le critère physique".

Même souci éthique, enfin, du côté de la thérapie génique. Si elle permet de soigner des maladies génétiques en éliminant la cause de la maladie, elle est pertinente. En revanche, estime le cardinal, si elle provoque un changement du patrimoine génétique de la personne "cela revient à reconnaître aux générations présentes un pouvoir exorbitant sur les générations à venir".

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique  parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 La Croix (Isabelle de Gaulmyn) 21/11/05

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