Revue de presse du mardi 22/03/05
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La proposition de loi française sur la fin de vie et le cas Schiavo

Les journaux reviennent sur l'adoption en urgence par le Congrès américain et le président Georges Bush de la loi d'exception concernant le cas de Terri Schiavo (cf. revue de presse du 21/03/05).

Le Figaro cite les chiffres de l'Académie de neurologie selon laquelle il y aurait aux Etats-Unis 25 000 adultes et 10 000 enfants dans un "état végétatif".

Le Monde rappelle que la proposition de loi française sur la fin de vie permet que l'équipe médicale "arrête ou limite les traitements devenus vains" aux malades dans un état végétatif permanent, y compris l'alimentation artificielle...

Le Figaro (Philippe Gélie) 22/03/05 - Le Monde (Henri Tincq) 22/03/05 - La Croix 22/03/05

 

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Une banque de cellules d'embryons malades

L’Institut de génétique reproductive de Chicago a ouvert une banque de cellules souches embryonnaires provenant notamment d'embryons "malades", dépistés au cours d'un diagnostic pré-implantatoire mais non réimplantés.

La banque contient une centaine de lignées de cellules souches embryonnaires normales et 18 lignées de cellules d'embryons porteurs d'une maladie génétique (adrénoleucodystrophie, dystrophie musculaire de Duchenne et Becker, anémie de Fanconi, syndrome de l’X fragile, maladie de Huntington, syndrome de Marfan, dystrophie myotonique, neurofibromatose type I et thalassémie).
Ces lignées sont actuellement utilisées à des fins de recherche et disponibles sur demande...

Lire en ligne l'article du Reproductive Biomedical Online Human embryonic stem cell lines with genetic disorders, Verlinsky Y, Strelchenko N, Kukharenko V, Rechitsky S, Verlinsky O, Galat V, Kuliev A., 2005 Jan;10(1):105-10.

Orphanews 22/03/05

 

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Sur l'utilité des "laboratoires de poche"

Dans son édition du week-end, le quotidien Libération consacre un dossier sur les nouveaux tests biologiques, des boîtiers d'analyses biologiques à puce, considérés comme de véritables "microlabo". Ces laboratoires de poche, dont certains prototypes sont déjà sortis, permettraient de détecter les marqueurs biologiques (gènes ou protéines) trahissant un cancer, une maladie infectieuse, métabolique, génétique ou même une prédisposition génétique à telles maladies.

Ségolène Aymée, spécialiste du diagnostic génétique à l'Inserm, est plutôt sceptique sur l'avenir de ces tests "sensibles et ultra-rapides". Elle rappelle que le résultat d'un test ne suffit pas à "décider de façon univoque d'une action thérapeutique". "Les tests ne sont, bien souvent, que des indicateurs, indirects, de facteurs de risque". Elle redoute une surconsommation des tests biologiques pour deux raisons. La première parce que le terrain "psychologique" du grand public y est favorable. La seconde parce que les débouchés industriels sont énormes.

Pour Ségolène Aymée, il est primordial de s'assurer avant toute mise sur le marché de tels tests, qu'il apporte un bénéfice réel pour le patient. Pour cela il faudrait tester leur utilité. Les nouvelles technologies appliquées à l'analyse biologique ne peuvent être considérées comme porteuses d'un progrès médical que si elles permettent de mieux soigner.

Libération (Julien Lévy et Corinne Bensimon) 19/03/05

 

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Tissu embryonnaire de poulet et régénération du tissu cérébral humain

Le PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America) publie le travail de l'équipe norvégienne de Olafur Sigurjonsson sur la régénération de tissu neural adulte à partir d'un tissu embryonnaire de poulet.

On sait déjà qu'un sous-groupe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) adultes peut se différencier en cellules neurales, avec un rendement faible mais suffisant pour permettre une certaine réparation du tissu neural adulte.

L'équipe norvégienne a montré qu'en travaillant dans du tissu embryonnaire de poulet, on pourrait augmenter les possibilités de différenciation offertes par les CSH, prélevées dans la moelle osseuse d'humains adultes, et améliorer leur production quantitative. Pour les chercheurs, ces résultats "pourraient ouvrir la voie à de nouvelles possibilités pour la production à grande échelle de neurones à partir d'une moelle osseuse de patient dans une visée thérapeutique".

Le Quotidien du Médecin (Dr Béatrice Vuaille) 22/03/05

 

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I-Stem : premier programme de recherche français sur les cellules souches embryonnaires

Le 16 février dernier, les ministres de la santé et de la recherche, Philippe Douste-Blazy et François d'Aubert, signaient les arrêtés autorisant "l'importation, la conservation et l'utilisation de cellules souches embryonnaires à des fins de recherche" (cf. revue de presse du 18/02/05). Ces autorisations sont données dans le cadre d'un dispositif transitoire en attendant la création de l'Agence de biomédecine chargée de suivre les demandes de recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Le premier programme à bénéficier de cette autorisation est le projet I-Stem, dirigé par le Pr Marc Peschanski, né d'un partenariat entre l'Inserm et l'université d'Evry, financé majoritairement pa
r l'AFM. Ce projet scientifique va profiter du nouvel incubateur créé par l'AFM et Généthon pour accueillir des projets de recherche dits "novateurs". Le projet I-Stem va porter notamment sur la maladie de Huntington, la dystrophie musculaire de Duchenne et la dystrophie myotonique de Steinert.

Orphanews 22/03/05

 

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OGM : des publications peu encourageantes

Lundi 21 mars, a été publiée une étude britannique sur les organismes génétiquement modifiés (OGM), commandée par la commission anglaise scientifique du ministère de l'environnement et des affaires rurales. Selon Elliot Morley, secrétaire d'Etat à l'environnement, il s'agit de "la pus importante étude jamais réalisée dans le monde". Pendant quatre ans, des champs de colza transgéniques et de cultures traditionnelles ont été comparés ; un million de graines et deux millions d'insectes ont été collectés.
Les auteurs de l'étude ont conclu que les OGM étaient nocifs à l'environnement.
 

Par ailleurs, lors d'une conférence de presse, le Comité français de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRII-GEN) a demandé "la levée du secret industriel et du secret gouvernemental sur les tests de toxicité des OGM" afin de les soumettre "à la controverse scientifique".
Le CRII-GEN avait déjà révélé de "graves anomalies" observées chez des rats nourris avec du maïs transgénique Mon 863 de la firme Monsanto et avait dénoncé l'occultation de dossiers d'expertise et l'opacité des décisions.

Nouvelobs.com 22/03/05 - Libération 22 et (Denis Delbecq) 23/03/05 - Le Figaro 22 et 24/03/05

 

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