Revue de presse du jeudi 10/03/05
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ONU : large majorité contre le clonage

Sur recommandation de sa Sixième Commission (chargée des questions juridiques), l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté mardi 8 mars la Déclaration des Nations Unies sur le clonage des êtres humains, non contraignante. Le texte encourage les gouvernements à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine. Les États Membres sont invités à adopter les mesures voulues pour écarter le risque de l’exploitation des femmes dans l’application des sciences de la vie et à appliquer sans délai une législation nationale donnant effet aux dispositions de la Déclaration.

Le texte a été adopté à une large majorité : 84 voix pour, 34 contre et 37 abstentions. Il avait été voté au préalable par la sixième commission juridique, chargée de l'élaborer, à 71 voix pour, 35 contre et 43 abstentions (cf. revue de presse du 21/02/05).

Les Etats-Unis, la majorité des pays africains et arabes ont voté en faveur de l'interdiction de toute forme de clonage. Le représentant du Mexique, appuyé par les représentants de la Hongrie, de la Pologne et des États-Unis, a expliqué "accepter une frontière superficielle entre le clonage à des fins de reproduction et le clonage thérapeutique est une vision manichéenne qui ouvrirait la porte à un espace inconnu et dangereux". "Il est triste et déconcertant de voir des délégations s'opposer, de manière aussi vive, à la vie humaine", a constaté le représentant du Costa Rica, appuyé en ce sens par les représentants du Nigéria, de l’Ouganda, de l’Éthiopie et de la Libye. Dans un communiqué de la Maison Blanche, Georges Bush a "applaudi" le vote de l'ONU estimant que le clonage "est un affront à la dignité humaine".

Plusieurs pays européens et asiatiques ont voté contre estimant que le clonage thérapeutique ne devait pas être interdit. La Chine, la Belgique et la Grande-Bretagne ont immédiatement déclaré qu'"ils ne se sentaient pas liés par cette déclaration de l'ONU, non contraignante". Le représentant de l’Inde a vanté les mérites du clonage thérapeutique et de la « révolution médicale » qu’il promet repris par les représentants de la République de la Corée, de la Thaïlande, de l’Espagne, du Japon, du Brésil, de Singapour, du Canada, de la Fédération de Russie et des Pays-Bas.   
La France était opposée à l'adoption de cette déclaration, défendant au niveau international le clonage thérapeutique, interdit au niveau
national.
Opposé à toutes les formes de clonage, le représentant de la Norvège a justifié son vote négatif en invoquant l’inutilité d’un texte non contraignant.  

Parmi les abstentionnistes, le représentant de l’Afrique du Sud a estimé que le caractère délibérément ambigu du texte vise à laisser une marge de manœuvre à tous les États. De nombreux pays musulmans se sont abstenus, n'étant pas parvenus à un accord sur ce sujet.

Lire en ligne la Déclaration des Nations Unies sur le clonage des êtres humains

La Croix 10 et 11/03/05 - Le Figaro 10/03/05 - Le Monde 10/03/05 - Onu - - Le Quotidien du Médecin 11/03/05

 

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Il n'y a pas d'euthanasie "passive" ou "active". Elle est ou elle n'est pas.

Revenant sur l'affaire du Dr de Bourayne de la clinique de la Martinière de Saclay, accusé d'euthanasie puis innocenté par la justice (cf. revue de presse du 17/02/05), Sandrine Blanchard du Monde rappelle que "l'euthanasie - passible de condamnation car interdite en France, ne peut être "passive" ou "active". Elle est ou elle n'est pas".  La mission d'information parlementaire sur la fin de vie, créée à la suite de l'Affaire Vincent Humbert, a expliqué : "seul doit être qualifié d'euthanasie l'acte délibéré par lequel un tiers entraîne directement la mort d'une personne malade".

La justice, en déclarant que le Dr de Bourayne "loin de se livrer à des pratiques euthanasiques criminelles, a inscrit son action dans une démarche palliative", reconnaît que le soulagement de la souffrance, au risque d'abréger la vie du patient, n'est pas assimilable à de l'euthanasie. En cela, elle place "la question de l'intention au coeur de l'éthique médicale". Ainsi, l'euthanasie "caractérisée par l'intention première de son auteur" ne peut être considérée comme un traitement médical de fin de vie comme le sont la morphine, la sédation, la limitation ou l'arrêt des traitements "dont le but est de lutter contre la douleur ou d'éviter l'acharnement thérapeutique".

Jean Leonetti, auteur de la proposition de loi sur la fin de vie, se félicite que "la future loi évitera que les médecins soient poursuivis alors qu'ils respectent l'éthique médicale, et les malades auront la garantie d'être soulagés de leurs douleurs en fin de vie".

Le Monde (Sandrine Blanchard) 10/03/05

 

Revue de presse du mercredi 09/03/05
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Transplantation de cellules pancréatiques pour guérir le diabète

Des médecins anglais auraient réussi à guérir un patient atteint du diabète de type 1, la forme la plus sévère de la maladie qui touche environ 10% des malades. Pour cela, ils lui ont greffé des cellules pancréatiques, « les îlots de Langerhans », prélevées chez un donneur en état de mort cérébrale. Ces cellules secrètent de l’insuline dont le déséquilibre est la cause de cette maladie.

Pour mener à bien cette greffe, les médecins ont du faire appel à trois donneurs différents. Le patient, quant à lui, devra prendre un traitement immunosuppresseur à vie.

Ce type de greffe aurait déjà permis à une centaine de personnes, essentiellement au Canada mais aussi en France, de se passer des injections quotidiennes d’insuline.

Le Figaro (Catherine Petinicolas) 10/03/05 – La Croix 10/03/05

 

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