| Revue de presse du jeudi 03/03/05 | ||||
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| "Pékin + 10" : débat sur la santé de la reproduction | ||||
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La rencontre
qui se tient actuellement, baptisée "Pékin dix ans après: assurer
l'égalité entre les sexes, le développement et la paix" ou Pékin
+ 10, a pour objectif de réaffirmer la validité du programme
d'action adopté il y a 10 ans tout en l'associant aux Objectifs de
développement du Millénaire (ODM) adoptés en 2000. Dans son
article 94, le programme de Pékin
proclame le droit des femmes à
"la santé en matière
de reproduction": Les Etats-Unis ont proposé d'ajouter dans le texte qui sera adopté à l'issue de "Pékin + 10" un amendement selon lequel la santé en matière de reproduction "ne constitue pas la garantie d'un droit universel à l'avortement". Cet amendement est soutenu par de nombreuses associations ou ONG à travers le monde, qui craignent que la politique de santé de la procréation ainsi décrite soit l'objet de pressions pour faire de l'IVG une obligation. D'autres ONG se sont opposées à l'amendement américain l'accusant de remettre en cause "le droit" à l'avortement et de vouloir ainsi le supprimer. Nicole Ameline, ministre de la parité et de l'égalité professionnelle française, a déclaré que l'Union européenne et la France s'opposaient à l'amendement américain. Pour elle, l'article de Pékin sur la santé en matière de reproduction invite les pays à légaliser l'avortement mais sans les y contraindre, alors que l'amendement américain pousse à son interdiction. Elle a expliqué : "il nous paraît très important que la déclaration puisse être adoptée en l'état afin de ne pas donner au monde l'impression qu'il y a un recul".
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| Avortement et mortalité infantile | ||||
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Il faut remonter au XVIIème siècle pour trouver un taux de mortalité infantile proche de 21%, donc comparable au nombre d’avortements d’aujourd’hui. En somme estime t-il "tout se passe comme si on avait reculé pour mieux sauter, je veux dire reculer de l’aval de la première année de l’existence du bébé vers l’amont de la première gestation du futur enfantelet". S’appuyant sur les arguments des militantes féministes pour qui, "l’embryon, en son stade préabortif, n’est qu’une petite portion parmi d’autres du corps de la femme", il leur rappelle "qu’un fœtus sur deux, interrompu de la sorte, est en principe une future femme" … "Peut-on dire que ce déplacement du curseur vers l’amont, de 1750 à l’an 2000, soit entièrement satisfaisant pour l’esprit ?" se demande t-il tout en affirmant qu’on ne prend pas beaucoup de risques en posant une telle question ! Emmanuel Le Roy Ladurie revient sur les arguments invoqués par les uns et les autres pour analyser cet état de fait. Il rappelle qu’outre les arguments, médicaux, sociaux ou démographiques, les préceptes de la sagesse antique, chrétienne, ou bien laïque républicaine d’avant 1968 prêchaient la « modération dans les plaisirs ». |
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Le Figaro 03/03/05 |
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