Revue de presse du vendredi 20/05/05
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Nouveaux résultats de clonage humain en Corée

Cellules souche embryonnairesLe magazine Science* annonce aujourd'hui qu'une équipe sud-coréenne, dirigée par Woo Suk Hwang, a créé 11 lignées de cellules souche à partir de 31 embryons clonés âgés de 5 jours. Ces embryons provenaient d'un ensemble de 182 ovules prélevés sur 16 jeunes femmes, présentées comme volontaires, et des cellules de peau de 11 patients des deux sexes, entre 2 et 56 ans, atteints de diverses maladies.

Le professeur Axel Kahn annonce "une avancée considérable" mais reconnaît que la technique utilisée "a apporté un ensemble d'améliorations plutôt qu'une véritable révolution". Selon lui, cette technique permet d'envisager une troisième sorte de clonage : le clonage dit scientifique, qui permettrait de mieux comprendre les maladies grâce aux cellules obtenues d'embryons clonés de malades. Le clonage à vocation thérapeutique est encore bien lointain, le clonage reproductif interdit par la communauté internationale.

On est encore loin de la thérapeutique, puisque les cellules produites ne pourront pas servir aux patients clonés. Il s'agit seulement ici d'expérimentations, et même de recherche fondamentale.

La France, par la loi de bioéthique de juillet 2004, interdit toute forme de clonage, même à visée thérapeutique. En revanche, elle autorise la recherche sur les embryons issus de fécondation in vitro. Rappelons que l'Agence de biomédecine a récemment été créée pour encadrer ces recherches. Suite à l'annonce de l'équipe de Séoul, certains scientifiques en France s'impatientent et voudraient déjà changer la loi afin d'autoriser le clonage dit thérapeutique.

La communauté scientifique reconnaît, quand même, que cette technique soulève des problèmes éthiques : notamment, elle craint que les embryons clonés soient implantés et donnent naissance à des enfants clonés. Elle s'inquiète de la protection des donneuses d'ovocytes qui subissent des hyperstimulations ovariennes très lourds et très douloureux et de la difficulté de trouver des patients acceptant le fait de ne pas encore bénéficier des cellules de leur clone.

NDLR : Les chercheurs coréens, gênés par l'appellation "clonage" parlent d'« obtention de lignées de cellules souches embryonnaires par transfert nucléaire ». Nous rappelons, de notre part, que tout type de clonage implique la conception d'un être humain, que ce clonage soit dit scientifique, thérapeutique, ou reproductif. Il est, dans tous les cas, reproductif.

* Patient-Specific Embryonic Stem Cells Derived from Human SCNT Blastocysts, Woo Suk Hwang and coll., published online May 19 2005; 10.1126/science.1112286 (Science Express Reports )

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 20/05/05 - Libération (Corinne Bensimon, Sandrine Cabut) 20/05/05 - Le Quotidien du médecin (Dr. Véronique Nguyen) 20/05/05 - Le Nouvel Observateur (Cécile Dumas) 20/05/05 - La Croix 20/05/05

 

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Le droit à la vie remet-il l’avortement en cause ?

Foetus humainDans le débat sur le traité constitutionnel européen, à la question « le droit à la vie  rogne-t-il le droit à l’avortement ?», le Figaro  répond « faux ».  

Rappelant l’article II-62, selon lequel « toute personne a droit à la vie », certains craignent que ce droit à la vie ne remette en cause l’interruption volontaire de grossesse. Or, ce « droit à la vie » déjà inscrit dans la Convention européenne des droits de l’homme n’a jamais été interprété, rappelle le journal, comme une interdiction de l’avortement mais plutôt de la peine de mort. Cette Convention a d’ailleurs été ratifiée par la France en 1974 qui un an plus tard, légalisait l’avortement.

 

Ces choix sont une compétence exclusive de chaque état, souligne Stéphane Marchand. Parmi les membres de l’Europe, plusieurs n’ont pas légalisé l’avortement. En Irlande et à Malte, il est illégal ; illégal notamment en Allemagne mais sa pratique ne peut faire l’objet de poursuite ; en Pologne et au Portugal, il est autorisé dans certaines circonstances (si la vie de la mère est en danger).

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro (Stéphane Marchand) 20/05/05  

 

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Centre d'appel pour accompagner la fin de la vie

Le ministère de la Santé a ouvert un standard d'écoute téléphonique pour "répondre aux besoins d'information, de conseils et d'écoute des personnes qui accompagnent un proche en fin de vie" a expliqué Philippe Douste-Blazy. 

 

La Fondation Croix Saint-Simon et la Ligue nationale contre le cancer se sont associées à cette opération. Cette dernière assurera l'écoute de premier niveau, grâce à des infirmiers et professionnels de la santé spécialement formés sur le sujet. Un deuxième niveau sera assuré par des psychologues et des personnes pratiquant déjà ce type d'accompagnement.

 

Le numéro téléphonique du standard est le : 0811 020 300, du lundi au samedi, de 8h à 20h.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Figaro 20/05/05 - Le Quotidien du Médecin 25/05/05

 

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