Revue de presse du jeudi 19/05/05
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Pas d'état civil pour l'enfant né mort
à moins de 22 semaines


Dans l'affaire de la procédure pour la reconnaissance des enfants nés sans vie, engagée par l'association Clara (Cf. Revue de presse 17/05/05), la cour d'appel de Nîmes a confirmé le verdict rendu en première instance : il n'est pas possible d'inscrire au registre civil les enfants nés sans vie entre 16 et 22 semaines. Les 5 familles de l'association ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

La Croix 19/05/05

 

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Etude Inserm :
l’avortement cause de grande prématurité

Dans le cadre de l’étude EPIPAGE sur la grande prématurité coordonnée par l’Inserm, le Dr Caroline Moreau et son équipe ont publié dans la revue scientifique British Journal of Obstetrics and Gynecology* une étude sur les liens entre avortement et grande prématurité. Cette étude confirme le travail de Brent Rooney et du Dr. Byron Calhoun qui ont publié en 2003 dans le Journal of American Physicians and Surgeons une synthèse de 49 études selon lesquelles l’avortement renforcerait le risque de grande prématurité.

 

L’étude française a été menée sur 2 837 femmes qui ont accouché en 1997. Le groupe se divise en trois : 1 943 femmes ont accouché très prématurément (entre 22 et 32 semaines), 276 femmes ont accouché de manière modérément prématurée (entre 33 et 34 semaines), et 618 femmes ont accouché à terme (41 semaines). Il en ressort qu’après un avortement le risque d’accoucher prématurément est très supérieur à la normale : il est augmenté de 70 % entre 22 et 27 semaines et de 40 % entre 28 et 32 semaines.

 

Le Dr Moreau explique qu’après un avortement, il y a des risques que le col utérin ne se referme pas complètement provoquant la pénétration de bactéries, cause d’infections graves pour les grossesses futures. Par ailleurs, la muqueuse utérine peut être également endommagée ce qui affectera le développement de l’enfant au cours d’une grossesse ultérieure.

 

* Moreau C, Kaminski M, Ancel PY, Bouyer J, Escande B, Thiriez G, Boulot P, Fresson J, Arnaud C, Subtil D, Marpeau L, Roze JC, Maillard F, Larroque B; EPIPAGE Group; Previous induced abortions and the risk of very preterm delivery: results of the EPIPAGE study. BJOG. 2005 Apr;112(4):430-7.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

lifenews.com 15/05/05

 

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Naissance des premiers "bébés médicaments" belges


L'AZ-VUB, un hôpital bruxellois universitaire, a annoncé hier la naissance, au mois de janvier 2005, des 2 premiers "bébés médicaments" européens.

Depuis l'an 2000 cet hôpital effectuait des recherches sur des embryons pour détecter l'antigène HLA sur des embryons de 3 jours. Le 12 mai 2004, l'hôpital annonçait que le test était prêt. Ce test permet de détecter si les futurs bébés seront atteints de certaines maladies génétiques perturbant la formation des cellules du sang, ou attaquant le système immunitaire. Il est utilisé sur des embryons in vitro dans deux cas : pour sélectionner les embryons  non porteurs de ces maladies lors de FIV classiques, et pour la sélection des embryons des futurs "bébés médicaments", dont le sang du cordon ombilical pourra peut-être guérir leur frère ou soeur, par transfusion, et dont la moelle osseuse pourra, plus tard, être greffée.

61 couples ont contacté l'hôpital pour utiliser cette technique. A ce jour, 14 ont entamé la procédure, 1 femme est toujours enceinte,  2 enfants sont nés, 1 autre femme ayant fait une fausse-couche.

L'équipe médicale est consciente des problèmes éthiques posés par cette technique : le "bébé médicament" doit subir des traitements lourds dès sa naissance ; psychologiquement il devra porter le fait de n'avoir pas été désirer pour lui-même, et la perte de tous les embryons qui n'ont pas été sélectionnés avant lui, surtout si son frère ou sa soeur n'a pas été guéri ; les parents devront pouvoir aimer autant cet enfant que son aîné. Mais le comité d'éthique de l'institution a considéré que les avantages procurés compensaient largement ces inconvénients.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

lalibre.be 19/05/05 - dhnet.be 19/05/05 - rtbf.be 19/05/05 - Le Monde (Jean-Pierre Stroobants) 21/05/05 - La Croix (Caroline Chaumont) 23/05/05

 

 

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Maladie de Krabbe :
des progrès grâce au sang de cordon

La greffe de sang du cordon ombilical a permis à de très jeunes enfants de gagner un à deux ans de vie. En effet, sans traitement avec sang de cordon, les enfants atteints de la maladie de Krabbe ne vivent pas au-delà de 2 ans, après avoir été atteints au cerveau, être devenus aveugles et sourds.

Le traitement est d'autant plus efficace qu'il est effectué tôt. Effectué après l'apparition des symptômes, le traitement permet seulement la stabilisation de ceux-ci. Par contre, s'il est effectué avant l'apparition des symptômes, les enfants conservent une vision, une audition et  un développement normaux, avec seulement un léger retard à la parole, et quelques anomalies motrices.

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Quotidien du Médecin (Dr Véronique Nguyen) 19/05/05

 

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